Construction du clocher roman XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du clocher et de l'abside sur les fondations d'une église antérieure.
1853
Fermeture de l'édifice
Fermeture de l'édifice 1853 (≈ 1853)
L'archevêque de Besançon fait fermer l'église en raison de sa dangerosité.
1860
Plans de reconstruction
Plans de reconstruction 1860 (≈ 1860)
L'architecte Grandmougin présente les plans d'un nouvel édifice néo-gothique.
1870
Retard des travaux
Retard des travaux 1870 (≈ 1870)
La guerre de 1870 et la mort de l'architecte retardent les travaux de reconstruction.
Début du XIXe siècle
Délabrement de la nef
Délabrement de la nef Début du XIXe siècle (≈ 1904)
La charpente de la nef est très endommagée en raison des guerres successives.
1986
Classement historique
Classement historique 1986 (≈ 1986)
La travée de chœur, le clocher et le chevet sont classés monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties romanes suivantes : travée de choeur, clocher, chevet (cad. AB 192) : classement par arrêté du 18 novembre 1986
Personnages clés
Césaire Mathieu
Archevêque de Besançon ayant ordonné la fermeture de l'église en 1853
Grandmougin
Architecte ayant présenté les plans de reconstruction néo-gothique en 1860
Origine et histoire de l'Église Saints-Pierre-et-Paul
L'église de Mélisey se dresse sur une butte rocheuse de la commune, dans le département de la Haute-Saône. Elle se distingue par un clocher roman du XIIe siècle et une nef de style néo-gothique érigée au XIXe siècle. L'abside et le clocher, bâtis au XIIe siècle, reposent sur les fondations d'une église paroissiale antérieure. Des fouilles archéologiques menées entre 1989 et 1990 ont mis au jour deux sarcophages monolithiques du VIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, la charpente de la nef était très délabrée, en partie du fait des guerres successives. En 1853, l'archevêque de Besançon, Césaire Mathieu, fit fermer l'édifice en raison de sa dangerosité. La nef endommagée fut ensuite démolie et, en 1860, l'architecte Grandmougin présenta les plans d'un nouvel édifice néo-gothique. Les travaux, retardés par la guerre de 1870 et la mort de l'architecte, ne s'achèvent qu'après ces événements. Le projet initial prévoyait également le remplacement du clocher, qui fut finalement conservé faute de moyens. Les deux parties de l'édifice ont été réalisées en grès rose issu du massif des Vosges. La travée de chœur, le clocher et le chevet, éléments romans de l'ensemble, ont été classés au titre des monuments historiques en 1986. La description de l'édifice signale notamment sa lecture depuis une vue éloignée et l'accès par l'entrée principale. Des ressources complémentaires et des illustrations sont consultables sur Wikimedia Commons ainsi que dans les bases spécialisées Clochers de France et Mérimée.