Frise chronologique
VIIIe siècle
Sarcophages mérovingiens
Sarcophages mérovingiens
VIIIe siècle (≈ 850)
Découverte de deux sarcophages monolithiques.
XIIe siècle
Construction du clocher roman
Construction du clocher roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Abside et clocher bâtis sur fondations anciennes.
1853
Fermeture pour dangerosité
Fermeture pour dangerosité
1853 (≈ 1853)
Charpente délabrée, édifice fermé par l’archevêque.
1860
Projet de reconstruction néo-gothique
Projet de reconstruction néo-gothique
1860 (≈ 1860)
Plans de l’architecte Grandmougin présentés.
1870
Interruption des travaux
Interruption des travaux
1870 (≈ 1870)
Guerre franco-prussienne et mort de l’architecte.
18 novembre 1986
Classement monument historique
Classement monument historique
18 novembre 1986 (≈ 1986)
Protection des parties romanes (clocher, chœur, chevet).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties romanes suivantes : travée de choeur, clocher, chevet (cad. AB 192) : classement par arrêté du 18 novembre 1986
Personnages clés
| Césaire Mathieu - Archevêque de Besançon |
Ordonne la fermeture de l’église en 1853. |
| Grandmougin - Architecte du XIXe siècle |
Auteur des plans néo-gothiques en 1860. |
Origine et histoire
L'église Saints-Pierre-et-Paul de Mélisey, située dans le département de la Haute-Saône en Bourgogne-Franche-Comté, se distingue par son architecture hybride. Son clocher et son abside, de style roman, datent du XIIe siècle et reposent sur les fondations d’une église paroissiale plus ancienne. Des fouilles archéologiques menées entre 1989 et 1990 ont révélé deux sarcophages monolithiques du VIIIe siècle, attestant d’une occupation religieuse ancienne sur le site.
La nef actuelle, de style néo-gothique, remplace un édifice du XIIIe siècle dont la charpente, dégradée par les guerres, fut jugée dangereuse en 1853 par l’archevêque de Besançon, Césaire Mathieu. L’architecte Grandmougin proposa en 1860 des plans pour une reconstruction, mais les travaux, interrompus par la guerre de 1870 et la mort de l’architecte, laissèrent le clocher roman intact par manque de fonds. Les parties romanes (travée de chœur, clocher, chevet) furent classées monuments historiques en 1986.
Les deux parties de l’église, bien que d’époques différentes, sont construites en grès rose issu du massif des Vosges, unifiant visuellement l’édifice. Le clocher, initialement prévu pour être remplacé, fut conservé de manière définitive. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage architectural des évolutions stylistiques et des contraintes historiques locales.
La localisation de l’église, sur une butte rocheuse de Mélisey, renforce son caractère emblématique dans le paysage. Son classement en 1986 souligne sa valeur patrimoniale, mêlant héritage médiéval et transformations du XIXe siècle. Les éléments protégés incluent spécifiquement la travée de chœur, le clocher et le chevet, toujours propriété de la commune.