Église San Michele de Penta-di-Casinca en Haute-corse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise baroque

Église San Michele de Penta-di-Casinca

  • Le village
  • 20213 Penta-di-Casinca
Église San Michele de Penta-di-Casinca
Église San Michele de Penta-di-Casinca
Église San Michele de Penta-di-Casinca
Crédit photo : Sicilarch - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Édifice antérieur
1646
Début possible des travaux
1695
Construction du clocher
1746
Décision de construction
1757
Création d'un ostensoir
1760
Consécration de l'église
3e quart du XVIIIe siècle
Période de construction
1862
Don de Napoléon III
Fin du XVIIIe siècle
Œuvres religieuses
3e quart du XIXe siècle
Peintures monumentales
Seconde moitié du XIXe siècle
Première restauration
Dernier quart du XXe siècle
Seconde restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise paroissiale (cad. C 964) : inscription par arrêté du 30 janvier 1990

Personnages clés

Monseigneur de Angelis Évêque ayant consacré l'église en 1760.
Napoléon III Empereur ayant offert une Vierge à l'Enfant en 1862.

Origine et histoire de l'Église San Michele

L'église paroissiale Saint-Michel, située à Penta-di-Casinca en Haute-Corse, est un édifice baroque classé monument historique en 1990. Elle remplace un bâtiment antérieur du Xe siècle, la décision de construction étant mentionnée en 1746. Certaines sources signalent toutefois la présence d'un chantier dès 1646, note reprise en 1740, et l'édifice est consacré en 1760 par Monseigneur de Angelis. La tour-clocher, accolée au chevet sur le côté sud, comporte deux niveaux percés de baies cintrées et porte la date de 1695. L'église se compose d'une nef centrale flanquée de bas-côtés couverts de voûtes à pénétrations et d'un chœur à chevet plat. Sa façade fait apparaître l'organisation intérieure, caractéristique des constructions baroques, et l'ensemble est comparable aux églises de l'arrière-pays niçois. L'édifice a été restauré dans la seconde moitié du XIXe siècle puis de nouveau dans le dernier quart du XXe siècle. L'intérieur est particulièrement apprécié pour son décor et pour un important mobilier répertorié et protégé. Sont classés notamment un ostensoir en argent ciselé daté de 1757, plusieurs calices en argent doré des XVIIe et des limites XVIIe–XVIIIe siècles, des patènes et un ostensoir-soleil. Le mobilier et les peintures comprennent également des tableaux commémorant la consécration de 1760, des œuvres religieuses datées de la fin du XVIIIe au XIXe siècle, dont une Vierge à l'Enfant dite Vierge au chapelet de 1862 donnée par Napoléon III, ainsi que des peintures monumentales représentant des figures bibliques datées du troisième quart du XIXe siècle. On relève aussi des autels secondaires (confrérie du Rosaire, saint Joseph), l'ensemble du maître-autel de saint Michel, une chaire à prêcher, un meuble de sacristie (chasublier-commode), un seau à eau bénite et des statues de petites dimensions (Immaculée Conception, Christ mort), certains éléments étant datés avec incertitude.

Liens externes