Première mention écrite 832 (≈ 832)
Le lieu nommé Santa Creu de Quercob est mentionné pour la première fois.
Xe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église Xe siècle (≈ 1050)
Édification de l'église Sainte-Croix entre les Xe et XIe siècles.
XVe siècle
Séisme et modifications
Séisme et modifications XVe siècle (≈ 1550)
Un séisme endommage le clocher, qui est ensuite occulté.
XVIIIe siècle
Ajout du clocheton
Ajout du clocheton XVIIIe siècle (≈ 1850)
Un clocheton à une seule arcade est ajouté au clocher.
1986
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1986 (≈ 1986)
Des travaux de restauration donnent au clocher son aspect actuel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, ainsi que la parcelle sur laquelle elle est située (cad. B 202) : inscription par arrêté du 7 juillet 1997
Personnages clés
Jean Sagnes
Historien ayant évoqué l'existence d'un château à l'époque carolingienne.
Lluís Basseda
Historien ayant mentionné la chapelle Sainte-Croix flanquée de fortifications.
Origine et histoire
L’église Sainte‑Croix de Quercorb (Santa Creu) est un édifice préroman situé à Fontanils, ancienne commune rattachée en 1823 à Arles‑sur‑Tech, dans les Pyrénées‑Orientales. Le lieu nommé Santa Creu de Quercob est mentionné dès 832 ; Castro corbi apparaît dans les sources en 852, tandis que d’autres formes toponymiques sont attestées en 1158 et en 1571. Le mot roman quer désigne un rocher ou un lieu fortifié et corb dérive du latin Curvum, « courbe ». Selon Jean Sagnes, ces mentions rappellent l’existence d’un château au sommet du roc à l’est de l’église à l’époque carolingienne ; pour Lluís Basseda, la chapelle Sainte‑Croix était alors flanquée de fortifications et d’une petite cellera. L’édifice actuel a été construit entre les Xe et XIe siècles ; son chevet appartient à l’époque préromane et l’arc triomphal a été remanié à l’époque romane. L’église, ainsi que la parcelle sur laquelle elle repose, est protégée au titre des monuments historiques. Orientée, elle présente une nef unique et un chevet plat au plan légèrement trapézoïdal ; un embryon de transept se lit par la présence de deux arcs formerets, et une chapelle a été greffée côté sud. Contrairement à la plupart des églises préromanes, les murs gouttereaux convergent ici vers l’ouest plutôt que vers l’est. La nef est couverte d’un berceau plein cintre ; le chœur, surélevé de trois marches, reçoit un berceau surbaissé très bas qui était autrefois éclairé à l’est par une baie préromane caractéristique munie d’un linteau monolithe échancré en demi‑lune. La porte d’entrée sud, en arc plein cintre, est montée en blocs de grès taillés et dépourvue d’ornement ; elle date des XVIIe ou XVIIIe siècles. Sur le mur pignon est de la travée de chœur s’élève un clocher à deux arcades ; après un séisme au XVe siècle il avait été occulté puis, au XVIIIe siècle, surmonté d’un clocheton à une seule arcade. Des travaux menés en 1986 lui ont donné son aspect actuel.