Frise chronologique
1663-1699
Construction de l'église
Construction de l'église
1663-1699 (≈ 1681)
Remplace l'ancienne église romane dédiée à la Vierge.
1758
Fabrication de l'orgue
Fabrication de l'orgue
1758 (≈ 1758)
Œuvre des frères Concone pour Turin.
1863
Transfert de l'orgue
Transfert de l'orgue
1863 (≈ 1863)
Don du chanoine Revelli à Breil-sur-Roya.
28 décembre 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
28 décembre 1978 (≈ 1978)
Protection de l'édifice et de son mobilier.
1984
Restauration de l'orgue
Restauration de l'orgue
1984 (≈ 1984)
Menée par Yves Cabourdin (Manufacture de Carcès).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Santa-Maria-in-Albis et chapelle de la Miséricorde ou des Pénitents Noirs (cad. E 553, 155) : classement par arrêté du 28 décembre 1978
Personnages clés
| Frères Concone - Facteurs d'orgues |
Constructeurs de l'orgue en 1758. |
| Giuseppe Riccardi - Artisan doreur |
Auteur des dorures du buffet. |
| Chanoine Dom Stefano Revelli - Donateur de l'orgue |
Natif de Breil, offre l'instrument. |
| Yves Cabourdin - Restaurateur d'orgues |
Dirige la restauration en 1984. |
| Vittone - Architecte |
Conçoit le buffet d'orgue rococo. |
Origine et histoire
L'église Sancta-Maria-in-Albis, dédiée à la protectrice de Breil-sur-Roya, se dresse sur l'emplacement d'une ancienne église romane vouée à la Vierge Marie. Sa construction, débutée en 1663, s'achève en 1699, marquant une transition architecturale entre les styles roman et baroque dans la région. L'édifice incarne la dévotion locale et l'influence artistique italienne, visible dans ses décors et son mobilier liturgique.
L'orgue de tribune, joyau de l'église, fut construit en 1758 par les frères Concone pour la chapelle du Saint-Suaire de Turin. Offert en 1863 par le chanoine Dom Stefano Revelli, natif de Breil, son buffet rococo – conçu par l'architecte Vittone et doré par Giuseppe Riccardi – fut transporté et intégré à l'église. L'instrument, restauré en 1984 par Yves Cabourdin, illustre les échanges culturels entre le Piémont et les Alpes-Maritimes.
Classée monument historique en 1978, l'église abrite un mobilier liturgique remarquable, inscrit ou classé : retables baroques, statues des saints Pierre et Paul, tableaux religieux (dont La Fuite en Égypte), et objets de culte comme des reliquaires et ostensoirs. Ces éléments, datés des XVIIe et XVIIIe siècles, reflètent la richesse artistique de la Contréforme catholique dans la région.
Le patrimoine mobilier s'étend aux chapelles adjacentes, comme celle de Saint-Pierre (retables des saints Pierre, Paul et Jérôme) ou de Sainte-Catherine (représentant son Mariage mystique). Les plaques commémoratives rappellent les legs pieux et travaux d'ornementation, témoignant de l'engagement communautaire autour de ce lieu de culte.
Les sources historiques, comme les travaux de Charles Botton (Histoire de Breil et des Breillois, 1996) ou les études sur les orgues des vallées Roya-Bevera (2003), soulignent l'importance de Santa-Maria-in-Albis dans le patrimoine religieux et architectural des Alpes-Maritimes. Son orgue, en particulier, est cité comme un exemple rare d'instrument italien transplanté en France.