Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église et établissement d'un prieuré bénédictin.
1648
Incendie par les Espagnols
Incendie par les Espagnols 1648 (≈ 1648)
Destruction majeure de l'édifice lors de l'incendie.
1676
Incendie par les Impériaux
Incendie par les Impériaux 1676 (≈ 1676)
Nouvelle destruction de l'édifice par un incendie.
Fin du XVIIe siècle
Reconstruction et agrandissement
Reconstruction et agrandissement Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Restauration et agrandissement de l'église, achevés vers 1700.
XIXe siècle
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques XIXe siècle (≈ 1865)
L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques.
1866
Restauration du portail sud
Restauration du portail sud 1866 (≈ 1866)
Restauration du portail sud par l'architecte Corroyer.
1916
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
Destruction pendant la Première Guerre mondiale 1916 (≈ 1916)
Effondrement des voûtes et de la tour, seuls quelques vestiges et le portail sud restent debout.
1929-1931
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1929-1931 (≈ 1930)
Reconstruction conduite par la Société coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse d'Amiens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail Sud : classement par liste de 1862
Personnages clés
Jean Gaudin
Artiste ayant réalisé la mosaïque de verre du clocher.
Corroyer
Architecte ayant restauré le portail sud en 1866.
Origine et histoire
L'église Notre‑Dame‑de‑l'Assomption d'Athies se situe au centre du village d'Athies, dans l'est du département de la Somme, au sud de Péronne. Elle remonte au XIIe siècle et est liée à l'établissement d'un prieuré bénédictin à la même époque. L'édifice a subi de lourdes destructions au cours de son histoire : incendiée par les Espagnols en 1648, puis de nouveau en 1676 par les Impériaux, il a été reconstruit et agrandi au XVIIIe siècle, la restauration étant achevée vers 1700. Lors de la Première Guerre mondiale les voûtes furent percées, la tour s'effondra et, après l'attaque de 1916, il ne resta que quelques vestiges et l'intégralité du portail sud. La reconstruction fut conduite de 1929 à 1931 par la Société coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse d'Amiens. Pour l'extérieur, les architectes pratiquèrent une reconstitution archéologique, notamment dans les parties hautes, le chœur et le transept ; le clocher, autrefois carré, fut reconstruit en béton sur plan octogonal. L'intérieur présente des solutions plus modernes, avec des arcs des bas‑côtés et une coupole octogonale formant lanterne ; la mosaïque de verre qui orne l'intérieur du clocher est une œuvre de Jean Gaudin. L'atelier Gaudin réalisa de 1930 à 1931 la coupole en dalles de verre de la croisée du transept ainsi que l'ensemble des vitraux de la nef et du chœur. Le décor intérieur, de style Art déco, comprend mosaïques des autels, stalles, chaire à prêcher et ferronneries. L'édifice est d'écriture architecturale composite : le chœur et l'abside conservent des éléments de transition entre l'art roman et l'art gothique, la nef reconstruite au XVIIe siècle relève d'une inspiration néoclassique, le portail sud date du milieu du XIIIe siècle et le portail ouest est de style Renaissance. Le portail sud, la partie la plus remarquable et la plus ancienne, a été restauré par l'architecte Corroyer en 1866 ; ses voussures reposent sur des colonnes corinthiennes. Le porche principal est divisé par une colonne portant la statue de sainte Radegonde qui tient dans sa main gauche le reliquaire de la Sainte‑Croix. Le portail sud n'a pas été dégradé pendant la Première Guerre mondiale mais a reçu un éclat d'obus en 1940. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques au XIXe siècle ; aujourd'hui, seule la protection porte sur le portail sud.