Eglise à Davron dans les Yvelines

Eglise

  • 78810 Davron
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Crédit photo : ℍenry Salomé - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1117-1130
Fondation du prieuré
Première moitié du XIIe siècle
Construction du portail roman
Première moitié du XVIe siècle
Construction de la nef
Années 1630
Reconstruction du chœur
1690
Devenir église paroissiale
Vers 1830
Destruction des bâtiments conventuels
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église Sainte-Madeleine, en totalité, située place de l’Église, sur la parcelle n° 91, figurant au cadastre section B, comme délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 24 novembre 2021

Personnages clés

Nivard de Poissy Seigneur ayant donné la chapelle pour fonder le prieuré.
Claude de Bullion Surintendant des finances ayant reconstruit le chœur et ajouté la tour-clocher.

Origine et histoire

L'église tire son origine de la chapelle du château de Davron, donnée entre 1117 et 1130 par le seigneur Nivard de Poissy à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Josaphat, à Lèves, près de Chartres, pour y fonder un prieuré. Le portail occidental, vraisemblablement construit peu après cette fondation, appartient à la famille des portails romans ébrasés à colonnes et voussures à ressauts, caractéristiques de la première moitié du XIIe siècle. La nef unique, couverte d'une fausse-voûte lambrissée en plein-cintre, se date de la première moitié du XVIe siècle d'après ses maçonneries, les parties visibles de sa charpente et le vitrail remonté dans la baie occidentale. Le chœur, voûté d'ogives et terminé par une abside circulaire, a été reconstruit dans les années 1630 par Claude de Bullion, surintendant des finances de Louis XIII, qui avait acquis la seigneurie et le château voisin de Wideville en 1630 et y a apposé ses armoiries. Cet aménagement, rare pour une construction religieuse rurale en Île-de-France à l'époque classique, illustre la persistance de la tradition gothique jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Claude de Bullion a très probablement fait élever la tour-clocher, qui s'organise sur trois niveaux et ponctue la façade méridionale la plus visible. Les petites chapelles formant un faux-transept sont d'une grande modestie architecturale et plus difficiles à dater : la chapelle sud relève de la seconde moitié du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle, tandis que la chapelle nord a été édifiée à une époque indéterminée puis remaniée à plusieurs reprises. Ces chapelles ont sans doute été voûtées au XIXe siècle. Le prieuré bénédictin, fondé en 1117 et dépendant de Josaphat, a conservé des témoins de sa construction primitive au premier quart du XIIe siècle, notamment le portail ; l'édifice devint église paroissiale en 1690. Les bâtiments conventuels, reconstruits à une date inconnue, ont été détruits vers 1830.

Liens externes