Fondation du prieuré 1117-1130 (≈ 1124)
La chapelle du château de Davron est donnée à l'abbaye Notre-Dame de Josaphat pour fonder un prieuré.
Première moitié du XIIe siècle
Construction du portail roman
Construction du portail roman Première moitié du XIIe siècle (≈ 1225)
Édification du portail occidental caractéristique de l'architecture romane.
Première moitié du XVIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Édification de la nef unique couverte d'une fausse-voûte lambrissée.
Années 1630
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur Années 1630 (≈ 1630)
Le chœur est reconstruit et voûté d'ogives par Claude de Bullion.
1690
Devenir église paroissiale
Devenir église paroissiale 1690 (≈ 1690)
L'édifice devient l'église paroissiale de Davron.
Vers 1830
Destruction des bâtiments conventuels
Destruction des bâtiments conventuels Vers 1830 (≈ 1830)
Les bâtiments conventuels du prieuré sont détruits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Sainte-Madeleine, en totalité, située place de l’Église, sur la parcelle n° 91, figurant au cadastre section B, comme délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 24 novembre 2021
Personnages clés
Nivard de Poissy
Seigneur ayant donné la chapelle pour fonder le prieuré.
Claude de Bullion
Surintendant des finances ayant reconstruit le chœur et ajouté la tour-clocher.
Origine et histoire
L'église tire son origine de la chapelle du château de Davron, donnée entre 1117 et 1130 par le seigneur Nivard de Poissy à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Josaphat, à Lèves, près de Chartres, pour y fonder un prieuré. Le portail occidental, vraisemblablement construit peu après cette fondation, appartient à la famille des portails romans ébrasés à colonnes et voussures à ressauts, caractéristiques de la première moitié du XIIe siècle. La nef unique, couverte d'une fausse-voûte lambrissée en plein-cintre, se date de la première moitié du XVIe siècle d'après ses maçonneries, les parties visibles de sa charpente et le vitrail remonté dans la baie occidentale. Le chœur, voûté d'ogives et terminé par une abside circulaire, a été reconstruit dans les années 1630 par Claude de Bullion, surintendant des finances de Louis XIII, qui avait acquis la seigneurie et le château voisin de Wideville en 1630 et y a apposé ses armoiries. Cet aménagement, rare pour une construction religieuse rurale en Île-de-France à l'époque classique, illustre la persistance de la tradition gothique jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Claude de Bullion a très probablement fait élever la tour-clocher, qui s'organise sur trois niveaux et ponctue la façade méridionale la plus visible. Les petites chapelles formant un faux-transept sont d'une grande modestie architecturale et plus difficiles à dater : la chapelle sud relève de la seconde moitié du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle, tandis que la chapelle nord a été édifiée à une époque indéterminée puis remaniée à plusieurs reprises. Ces chapelles ont sans doute été voûtées au XIXe siècle. Le prieuré bénédictin, fondé en 1117 et dépendant de Josaphat, a conservé des témoins de sa construction primitive au premier quart du XIIe siècle, notamment le portail ; l'édifice devint église paroissiale en 1690. Les bâtiments conventuels, reconstruits à une date inconnue, ont été détruits vers 1830.