Première mention écrite 1060 (≈ 1060)
Prieuré cité dans les textes.
1097
Don à l'abbaye du Bec-Hellouin
Don à l'abbaye du Bec-Hellouin 1097 (≈ 1097)
Devenu dépendance monastique majeure.
XIVe–XVe siècles
Création de la fresque de Saint-Ouen
Création de la fresque de Saint-Ouen XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Peinture murale dans la nef.
1562
Résistance aux huguenots
Résistance aux huguenots 1562 (≈ 1562)
Dommages subis lors des guerres.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Un seul moine présent à la Révolution.
1896 et 1997
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques 1896 et 1997 (≈ 1997)
Protection de la fresque et de l’enclos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parois de l'église décorées de peintures murales : classement par arrêté du 25 novembre 1896 - L'enclos monastique (sols avec les vestiges qu'ils contiennent, connus ou à découvrir) et les éléments subsistants de la clôture, l'église y compris la chapelle est, et le système hydraulique depuis le captage de la source Sainte-Radegonde jusqu'à la sortie de l'enclos, chacun en totalité ; colombier, calvaire et source située sous le monument aux morts (cad. A 250 à 252, 431, 432) : inscription par arrêté du 11 juin 1997
Personnages clés
Hugues II de Montfort - Fondateur présumé
Aurait établi le prieuré au XIe.
Nicolas Dubosc - Prieur résistant (d. 1588)
Mena la défense contre les huguenots.
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Philbert-sur-Risle, fondé au XIe siècle, est un ancien édifice monastique situé dans l’Eure, en Normandie. Il aurait été établi par Hugues II de Montfort, bien que des fouilles suggèrent une occupation antérieure plus modeste. Mentionné dès 1060, il est cédé à l’abbaye du Bec-Hellouin en 1097, devenant une dépendance de cette dernière. Son histoire est marquée par des remaniements successifs, notamment aux XIVe–XVe siècles, période où une fresque murale représentant la vie de Saint-Ouen est réalisée dans la nef.
Le prieuré subit des dommages lors des guerres de Religion en 1562, lorsque le prieur Nicolas Dubosc résiste aux huguenots. Cet épisode accélère son déclin : en 1791, il ne compte plus qu’un seul moine avant d’être vendu comme bien national. Le site conserve cependant des éléments remarquables, comme un colombier du XVIIIe siècle, un enclos monastique avec murs des XIe–XVIIe siècles, et un système hydraulique alimenté par la source Sainte-Radegonde. L’église, de style gothique, abrite aussi la pierre tombale de Nicolas Dubosc (1588) et des statues classées.
Classé Monument Historique en 1896 pour sa fresque et en 1997 pour son enclos, le prieuré illustre l’évolution architecturale et religieuse de la Normandie médiévale et moderne. Les fouilles archéologiques ont révélé des vestiges significatifs, dont une abside de collégiale et des bâtiments conventuels, confirmant son importance passée. Aujourd’hui propriété communale, le site mêle patrimoine artistique (peintures murales des XIVe–XVe siècles), militaire (résistance aux huguenots), et agricole (colombier, four à pain).
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