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Ancienne clinique Sainte-Barbe à Carmaux dans le Tarn

Tarn

Ancienne clinique Sainte-Barbe

    24 Avenue Bouloc Torcatis
    81400 Carmaux
Crédit photo : Philichel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1882–1891
Construction initiale
1919–1922
Agrandissement familial
1948
Modifications majeures
1983
Désaffectation
6 septembre 1990
Classement MH
1992
Inauguration culturelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la clinique ; chapelle ; escalier et carrelages intérieurs de la clinique ; façades et toitures de la conciergerie (cad. AO 230) : inscription par arrêté du 6 septembre 1990

Personnages clés

Valatx - Architecte/dessinateur Auteur des plans initiaux (1882).
Société des mines de Carmaux - Maître d’ouvrage Commanditaire et gestionnaire jusqu’en 1983.
Jean-Baptiste Calvignac - Ancien maire de Carmaux Syndicaliste, éponyme du centre culturel.
François Mitterrand - Président de la République Inaugura le centre en 1992.

Origine et histoire

La clinique Sainte-Barbe, aussi appelée hôpital des mines, fut édifiée entre 1882 et 1891 à Carmaux (Tarn) par la Société des mines de Carmaux, selon les plans de l’architecte Valatx. Destinée aux mineurs blessés, son style imitant un château classique symbolisait la tutélaire générosité de la compagnie envers ses ouvriers. Le bâtiment principal, avec son avant-corps orné des insignes miniers et une statue de sainte Barbe (patrone des mineurs), dominait une façade en pierre de taille.

Entre 1919 et 1922, la clinique fut agrandie pour accueillir les familles des mineurs, avec une annexe en béton armé et briques, initialement surmontée d’une verrière. En 1948, cette verrière fut remplacée par un étage en retrait, et une chapelle fut ajoutée. Une conciergerie compléta l’ensemble en 1957, dans un style cohérent avec le bâtiment d’origine. Désaffectée en 1983 par les houillères, elle fut rachetée par la commune en 1988.

Classée monument historique en 1990, la clinique devint en 1992 le centre culturel Jean-Baptiste-Calvignac, du nom d’un ancien maire de Carmaux, militant syndical et proche de Jean Jaurès. Son inauguration en présence du président François Mitterrand marqua sa reconversion patrimoniale. Aujourd’hui, elle témoigne de l’histoire sociale et industrielle du bassin minier carmausin.

Les éléments protégés incluent les façades, toitures, la chapelle, l’escalier intérieur et ses carrelages, ainsi que la conciergerie. L’édifice, propriété communale, allie héritage médical et vocation culturelle, incarnant la mémoire ouvrière de la région.

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