Prise franque et destruction partielle 585 (≈ 585)
Incendie après le siège de Gondovald.
1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1998 (≈ 1998)
Protection des vestiges antiques et médiévaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelles B 446, 447, 1003, 533, 881, 485, 1070, 1071, 482, 477, 476, 921, 448, 946, 530, 532, 534, 967, 966, 537, 538, 539, 540, 541, 542, 544, 545, 491, 492, 543, 484, 445, 452, 470, 481, 480, 474, 475, 1069, 1068, 1067 du site archéologique des remparts de la ville haute : inscription par arrêté du 6 juillet 1998
Personnages clés
Bertrand de l'Isle (1050–1123) - Évêque de Comminges
Relance la ville, construit cathédrale et cloître.
Gondovald - Prince franc rebelle
Assiège la ville en 585.
Grimoard de Lafaye - Évêque de Comminges
Fait canoniser Bertrand de l’Isle (1222).
Origine et histoire
L’enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges est l’héritière des mutations urbaines de la fin de l’Antiquité. Construite entre le 4e quart du IVe siècle et le 1er quart du Ve siècle, elle répond à un besoin croissant de protection face aux invasions et à l’affaiblissement du pouvoir central romain. Ce rempart, long de 875 mètres, englobe une surface triangulaire de 4 hectares sur un éperon rocheux à 515 m d’altitude, dominant stratégiquement les accès vers l’Espagne, Toulouse et Tarbes. Percée de trois portes (est, ouest, sud), son tracé suit la topographie naturelle, avec des élévations internes partiellement détruites ou modifiées au haut Moyen Âge après la prise franque de 585.
Au Moyen Âge (XIIe-XIIIe siècles), l’enceinte est restaurée et adaptée pour des raisons à la fois défensives et urbaines, notamment pour agrandir l’espace habitable autour de la cathédrale. Les portes sont remaniées aux XVIe-XVIIe siècles pour faciliter les accès, tandis que la porte sud est détruite au XIXe siècle. Aujourd’hui, son aspect massif reste bien conservé, sauf sur les flancs nord et nord-est, où des percées modernes (maisons des XVIe-XIXe siècles) ont altéré son apparence d’origine. Ce monument illustre la transition entre l’urbanisme antique et médiéval, typique des cités pyrénéennes comme Saint-Lizier (Ariège) ou Saint-Lézer (Hautes-Pyrénées).
Saint-Bertrand-de-Comminges, anciennement Lugdunum Convenarum, était un chef-lieu de civitas gallo-romaine prospère, doté de thermes, d’un théâtre et d’un forum. Après son déclin au Ve siècle, la ville se recentre sur la ville haute, protégée par cette enceinte. Au XIe siècle, l’évêque Bertrand de l’Isle (canonisé en 1222) relance son rayonnement en construisant la cathédrale et le cloître. L’enceinte devient alors un symbole de la puissance épiscopale, intégrée plus tard aux chemins de Compostelle. Classée aux Monuments Historiques en 1998, elle témoigne de 1 600 ans d’histoire, des Convènes gaulois aux pèlerins médiévaux.