Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges en Haute-Garonne

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Remparts gallo-romains Rempart

Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges

    111 La ville
    31510 Saint-Bertrand-de-Comminges
Propriété de la commune ; propriété privée
Remparts de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
1900
2000
585
Prise franque et destruction partielle
1998
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelles B 446, 447, 1003, 533, 881, 485, 1070, 1071, 482, 477, 476, 921, 448, 946, 530, 532, 534, 967, 966, 537, 538, 539, 540, 541, 542, 544, 545, 491, 492, 543, 484, 445, 452, 470, 481, 480, 474, 475, 1069, 1068, 1067 du site archéologique des remparts de la ville haute : inscription par arrêté du 6 juillet 1998

Personnages clés

Bertrand de l'Isle (1050–1123) - Évêque de Comminges Relance la ville, construit cathédrale et cloître.
Gondovald - Prince franc rebelle Assiège la ville en 585.
Grimoard de Lafaye - Évêque de Comminges Fait canoniser Bertrand de l’Isle (1222).

Origine et histoire

L’enceinte de la ville haute de Saint-Bertrand-de-Comminges est l’héritière des mutations urbaines de la fin de l’Antiquité. Construite entre le 4e quart du IVe siècle et le 1er quart du Ve siècle, elle répond à un besoin croissant de protection face aux invasions et à l’affaiblissement du pouvoir central romain. Ce rempart, long de 875 mètres, englobe une surface triangulaire de 4 hectares sur un éperon rocheux à 515 m d’altitude, dominant stratégiquement les accès vers l’Espagne, Toulouse et Tarbes. Percée de trois portes (est, ouest, sud), son tracé suit la topographie naturelle, avec des élévations internes partiellement détruites ou modifiées au haut Moyen Âge après la prise franque de 585.

Au Moyen Âge (XIIe-XIIIe siècles), l’enceinte est restaurée et adaptée pour des raisons à la fois défensives et urbaines, notamment pour agrandir l’espace habitable autour de la cathédrale. Les portes sont remaniées aux XVIe-XVIIe siècles pour faciliter les accès, tandis que la porte sud est détruite au XIXe siècle. Aujourd’hui, son aspect massif reste bien conservé, sauf sur les flancs nord et nord-est, où des percées modernes (maisons des XVIe-XIXe siècles) ont altéré son apparence d’origine. Ce monument illustre la transition entre l’urbanisme antique et médiéval, typique des cités pyrénéennes comme Saint-Lizier (Ariège) ou Saint-Lézer (Hautes-Pyrénées).

Saint-Bertrand-de-Comminges, anciennement Lugdunum Convenarum, était un chef-lieu de civitas gallo-romaine prospère, doté de thermes, d’un théâtre et d’un forum. Après son déclin au Ve siècle, la ville se recentre sur la ville haute, protégée par cette enceinte. Au XIe siècle, l’évêque Bertrand de l’Isle (canonisé en 1222) relance son rayonnement en construisant la cathédrale et le cloître. L’enceinte devient alors un symbole de la puissance épiscopale, intégrée plus tard aux chemins de Compostelle. Classée aux Monuments Historiques en 1998, elle témoigne de 1 600 ans d’histoire, des Convènes gaulois aux pèlerins médiévaux.

Liens externes