Construction de l'enceinte IIIe-IVe siècles (≈ 450)
Période du Bas-Empire romain, rempart ovoïde.
5 avril 1930
Première protection légale
Première protection légale 5 avril 1930 (≈ 1930)
Inscription de la Poterne Fausse-Porte.
9 avril 1999
Extension de la protection
Extension de la protection 9 avril 1999 (≈ 1999)
Inscription de l’enceinte entière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire de l'enceinte gallo-romaine
L’enceinte gallo-romaine de Senlis, appelée castrum, délimitait un espace urbain de plus de 6 hectares au Bas-Empire (IIIe-IVe siècles). Sa forme ovoïde et ses 26 tours initiales, dont 15 partiellement conservées, en font un exemple remarquable des fortifications du nord de la Gaule. La courtine, construite en opus vittatum (double parement de moellons carrés) et remplie d’opus caementicium (mortier de chaux, sable et brique pilée), repose sur des blocs de grand appareil réemployés, issus d’édifices détruits du Haut-Empire. Ces réutilisations témoignent des transformations urbaines et des besoins défensifs croissants à cette époque.
Les tours, hémicirculaires à l’extérieur et carrées à l’intérieur, rythment le tracé des remparts. Parmi les vestiges protégés, la Poterne dite Fausse-Porte et ses abords ont été inscrits dès 1930, suivis par l’ensemble de l’enceinte en 1999. La technique de construction, combinant réemploi et matériaux locaux, illustre l’adaptation des méthodes romaines tardives aux ressources disponibles. Le site, aujourd’hui partagé entre propriétés privée et communale, conserve des élévations partielles ou totales de plusieurs tours, offrant un aperçu tangible de l’urbanisme militaire gallo-romain.
La localisation de l’enceinte, centrée autour de la Rue de la Treille et de la Rue de Villevert, reflète son rôle historique de protection du cœur urbain. Bien que son état de conservation soit inégal (localisation notée 5/10 pour sa précision), les vestiges subsistants permettent d’étudier l’évolution des techniques défensives entre le IIIe et le IVe siècle. L’absence de sources écrites locales contemporaines rend ces vestiges architecturaux d’autant plus précieux pour comprendre l’organisation spatiale et sociale de Senlis à l’époque romaine tardive.