Frise chronologique
Âge du bronze / Période de Hallstatt
Origines de l'enceinte
Origines de l'enceinte
Âge du bronze / Période de Hallstatt (≈ 1500 av. J.-C.)
Première occupation protohistorique du site.
1157
Première mention écrite
Première mention écrite
1157 (≈ 1157)
Chapelle primitive citée par Frédéric Barberousse.
XIVe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la chapelle romane actuelle.
Après 1613
Construction du chœur
Construction du chœur
Après 1613 (≈ 1613)
Agrandissement de la chapelle.
1637
Incendie pendant la guerre
Incendie pendant la guerre
1637 (≈ 1637)
Dégâts majeurs lors de la guerre de Dix Ans.
1660
Reconstruction post-incendie
Reconstruction post-incendie
1660 (≈ 1660)
Restauration après l’écroulement du clocher.
30 novembre 1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 novembre 1993 (≈ 1993)
Protection de l'enceinte et du cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Enceinte et cimetière (cad. ZB 1 à 6, 8 à 13) : inscription par arrêté du 30 novembre 1993
Personnages clés
| Frédéric Barberousse - Empereur du Saint-Empire romain germanique |
Cite la chapelle primitive en 1157. |
| Joseph Elie Simonin - Maçon-charpentier du XIXe siècle |
Restaure la chapelle en 1837. |
Origine et histoire
Le site archéologique de Coldre, à Briod (Jura), rassemble une enceinte fortifiée protohistorique, des vestiges gallo-romains et un cimetière mérovingien. Son occupation remonte à l’âge du bronze ou à la période de Hallstatt, avec une continuité stratégique jusqu’à l’Antiquité tardive. L’éperon rocheux dominant la vallée en fit un lieu clé pour le contrôle du territoire, comme en témoignent les vestiges découverts.
Un cimetière mérovingien, mis au jour près de la chapelle Saint-Étienne-de-Coldre, confirme l’importance du site au haut Moyen Âge. Cette nécropole illustre la transition entre l’Antiquité tardive et le Moyen Âge, marquant une occupation humaine ininterrompue. La chapelle romane, mentionnée dès 1157 par Frédéric Barberousse, s’inscrit dans cette lignée historique longue de plusieurs millénaires.
La chapelle actuelle, principalement du XIVe siècle, fut remaniée après 1613 (chœur) et au XVIIe siècle (façade et portail). Endommagée par un incendie en 1637 pendant la guerre de Dix Ans, elle fut reconstruite en 1660. Des restaurations majeures eurent lieu en 1837 et en 2014, préservant son caractère roman et son mobilier minimaliste. Le site, classé Monument Historique en 1993, appartient conjointement à Briod, Perrigny et Conliège.
L’enceinte protohistorique et le cimetière mérovingien, protégés depuis 1993, soulignent la valeur archéologique exceptionnelle du lieu. Leur position dominante sur le bassin lédonien en fit un point de surveillance et de rassemblement, des âges des métaux à l’époque carolingienne. La chapelle, avec son panorama, perpétue aujourd’hui cette mémoire plurimillénaire.
Les fouilles et les vestiges attestent d’une occupation multiculturelle : celtique, romaine, puis franque. Les objets découverts (armements, poteries, sépultures) révèlent des échanges commerciaux et des pratiques funéraires évolutives. Ce site emblématique de Bourgogne-Franche-Comté illustre la superposition des époques, de la Protohistoire au Moyen Âge.