Description dans le polyptyque Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Le polyptyque de l'église Notre-Dame de Chartres décrit l'enclos de Loëns et son organisation.
1862
Classement du cellier
Classement du cellier 1862 (≈ 1862)
Le cellier de l'enclos de Loëns est classé monument historique.
1976
Restauration et nouvelle vocation
Restauration et nouvelle vocation 1976 (≈ 1976)
La salle souterraine est restaurée et mise à disposition du Centre international du vitrail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cellier de Loëns (ancien) (cad. AC 58) : classement par liste de 1862
Origine et histoire de l'Enclos de Loëns
L'enclos de Loëns, dépendant du chapitre cathédral et situé à l'extérieur du cloître, réunissait autrefois un cellier, un grenier, une prison et un four banal. Il servait au stockage des dîmes et des fermages payés en nature et abritait les condamnés de la justice ecclésiastique. Le cellier a été classé monument historique en 1862. À la fin du XIIe siècle, le polyptyque de l'église Notre-Dame de Chartres décrit cet ensemble et précise son organisation en bâtiments, greniers, cours et caves destinés au stockage du vin, des grains et d'autres produits. L'accès à la salle souterraine actuelle se faisait par une rampe, tandis que le grenier se trouvait au niveau des charrettes qui apportaient les produits, si bien que le sol actuel se situe plus d'1,50 m au-dessus du sol médiéval. Durant la Révolution, le cellier et le grenier ont conservé leurs fonctions mais furent principalement utilisés comme magasin militaire puis comme entrepôt de diverses marchandises. Par la suite, ces espaces ont parfois accueilli des manifestations publiques exceptionnelles ; au début du XXe siècle, les frères Lumière y présentèrent plusieurs films. La prison du chapitre a conservé sa vocation carcérale jusqu'en 1800, période durant laquelle les membres de la fameuse bande d'Orgères y furent incarcérés. Deux hypothèses sont avancées pour l'origine du nom « Loëns » : l'une le rattache à l'ancien français loeis (loyer), l'autre à un terme germanique ou nordique signifiant « grange ». La salle souterraine présente une architecture gothique remarquable : elle comporte trois nefs égales, trois travées et vingt-et-une croisées d'ogives, soutenues par douze colonnes à chapiteaux et vingt consoles adossées aux murs. Devenue propriété de la ville en 1976, la salle a été restaurée et mise à la disposition de l'association Centre international du vitrail, chargée de promouvoir le vitrail contemporain.