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Enclos paroissial de Commana dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Enclos paroissial Eglise gothique

Enclos paroissial de Commana

    Place de l'Église
    29450 Commana
Propriété de la commune
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
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Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Crédit photo : Moreau.henri - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1585
Premier calvaire
1592
Début de la reconstruction
1624
Second calvaire
1645–1653
Construction du porche
1677–1687
Ossuaire
1682
Retable de sainte Anne
17 juillet 1915
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, chapelle funéraire, clôture du cimetière, calvaire et arc de triomphe (cad. A 1626) : classement par arrêté du 17 juillet 1915

Personnages clés

Saint Derrien - Saint patron Ermite du IVe siècle, légendaire fondateur de l’église.
Roland Doré - Sculpteur Auteur du calvaire de 1624.
Pierre de Lesmeur (ou Mesmeur) - Maître doreur Dora le retable de sainte Anne en 1691.
Honoré Alliot - Sculpteur Auteur du dôme des fonts baptismaux (1683).
Bertrand Menguy - Artiste contemporain Auteur du bas-relief de la Crucifixion (1993).

Origine et histoire

L’enclos paroissial de Commana, situé dans le Finistère, est un ensemble architectural majeur des XVIe et XVIIe siècles, classé monument historique en 1915. Il se compose de l’église Saint-Derrien, d’un ossuaire (1677–1687), de deux calvaires (1585 et 1624), d’un arc de triomphe, et d’un porche Renaissance (1645–1653). L’église, dédiée à saint Derrien, un ermite du IVe siècle, fut reconstruite à partir de 1592, avec une nef lambrissée et un clocher de 57 mètres dominant les Monts d’Arrée. Son mobilier inclut des retables baroques, dont celui de sainte Anne (1682), attribué aux chantiers navals de Brest.

Le porche sud, édifié en trois étapes (1645, 1650, 1653), arbore une façade Renaissance avec colonnes cannelées et un fronton surmonté d’un lanternon. À l’intérieur, douze niches forment une « haie d’honneur » menant aux portes. Le clocher, austère et imposant, repose sur huit contreforts et porte la date de 1592 à sa base. La sacristie (1701) et les fonts baptismaux (1656–1683), ornés de vertus cardinales et théologales, complètent cet ensemble harmonieux.

Les retables baroques sont des pièces maîtresses de l’église. Celui de sainte Anne (6,20 m x 8 m), avec ses colonnes torsadées et ses sculptures dorées par Pierre de Lesmeur (1691), domine la nef nord. Les retables du Rosaire et des Cinq-Plaies (1852, restaurés en 1977–1979) reprennent le même schéma architectural, évoquant les figures de proue des navires bretons. Un bas-relief contemporain (1993) de Bertrand Menguy, représentant la Crucifixion, contraste avec ce décor historique.

L’ossuaire (1677–1687), sobre et dépouillé, ne comporte qu’une porte et quatre fenêtres à bénitiers, ornées de crossettes et de dragons sculptés. Les deux calvaires, datés de 1585 (croix remplacée en 1742) et 1624 (œuvre de Roland Doré), ponctuent l’enclos. L’arc de triomphe, autrefois fermé par une grille du XVIIe siècle, servait d’entrée solennelle pour les cortèges de mariages ou d’enterrements.

La légende locale lie l’église à saint Derrien, sauveur du prince Élorn noyé, qui exigea en remerciement la construction du lieu de culte. Les archives attestent d’un édifice antérieur au XVIe siècle, mais la campagne majeure de reconstruction débuta en 1592, avec des ajouts jusqu’au XVIIIe siècle. L’enclos, symbole de la piété bretonne, reflète l’art religieux et l’organisation communautaire de l’époque moderne.

Liens externes