Enclos paroissial de Commana dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Enclos paroissial Eglise gothique

Enclos paroissial de Commana

  • Place de l'Église
  • 29450 Commana
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
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Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Enclos paroissial de Commana
Crédit photo : Moreau.henri - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1592
Ajout du clocher
1624
Calvaire du cimetière
1645
Édification du porche sud
1656
Font baptismal
1677-1687
Construction de la chapelle reliquaire
1682
Retable de sainte Anne
1691
Dorures du retable de sainte Anne
Fin du XVIe siècle
Construction initiale
1852
Retable du Rosaire et du Rosaire des Cinq-Plaies
1993
Bas-relief de la Crucifixion
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, chapelle funéraire, clôture du cimetière, calvaire et arc de triomphe (cad. A 1626) : classement par arrêté du 17 juillet 1915

Origine et histoire de l'Enclos paroissial

L'enclos paroissial de Commana entoure l'église Saint-Derrien et rassemble un ensemble architectural des XVIe et XVIIe siècles classé au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1915. L'église paroissiale, dédiée à saint Derrien, est liée à la légende selon laquelle ce saint du IVe siècle aurait sauvé le prince Élorn et exigé en récompense la construction d'une église à Commana. Édifiée à la fin du XVIe siècle et largement reconstruite à partir de 1592, l'église présente trois nefs lambrissées en berceau, la nef centrale flanquée de bas-côtés aussi larges qu'elle, et un chœur terminé par un chevet à trois pans. La voûte en bois conserve quelques sablières sculptées et peintes. La tour ouest porte, dans sa partie inférieure, l'inscription ANNO. DNI. 1592. DIE. 28. IUNII.FUNDATA. FUIT. HIC. TURRIS ; sa partie supérieure et sa flèche pourraient dater du début du XVIIIe siècle. Le clocher, haut de 57 mètres et perché sur l'une des plus hautes collines du Léon à 262 mètres d'altitude, s'appuie sur huit contreforts moulurés et présente une flèche identique à celle de la paroisse voisine de Plouneour-Menez. Les principaux travaux de l'édifice se situent au milieu du XVIIe siècle, avec des campagnes ultérieures au XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le porche sud, de style Renaissance, a été édifié en plusieurs étapes et porte les inscriptions datées de 1645, 1650 et 1653 ; sa façade est ornée de colonnes cannelées et à tambours, d'un fronton et d'un lanternon, et sa niche centrale abrite la statue de saint Derrien. L'enclos paroissial comprend également un arc de triomphe monumental, autrefois fermé par une grille en fer forgé, qui servait d'accès principal au lieu sacré. Immédiatement à gauche après l'arc se trouve la chapelle reliquaire, dite ossuaire, bâtie entre 1677 et 1687 ; sobre dans son architecture, elle porte plusieurs inscriptions et ne comporte qu'une porte et quatre fenêtres abritant des bénitiers. Deux calvaires se dressent dans l'enceinte : l'un, placé entre l'arc et le porche sud, remonte au XVIe siècle tandis que sa croix porte la date de 1742, et l'autre, situé dans le cimetière, est daté de 1624 et attribué au sculpteur Roland Doré. La sacristie porte la date de 1701 et s'intègre harmonieusement à l'ensemble de l'église. À l'intérieur, l'église conserve plusieurs retables remarquables, dont le retable de sainte Anne, chef-d'œuvre baroque construit en 1682 et haut de 8 mètres pour 6,20 mètres de large, qui présente une composition à trois registres avec colonnes torses, niches abritant des saints et, au sommet, la Sainte-Trinité et le Père éternel. Les dorures de ce retable ont été réalisées en 1691 par Pierre de Lesmeur ou Mesmeur, et sa provenance est parfois rapprochée des chantiers de la marine de Recouvrance. Le retable du Rosaire et le retable des Cinq-Plaies, situés au sud du chœur et bâtis sur un schéma similaire, présentent respectivement la Vierge offrant le rosaire à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne, et le Christ montrant ses plaies entouré d'anges ; leurs boiseries datent de 1852 et ont fait l'objet de restaurations en 1977 et 1979. Derrière l'autel se trouve un bas-relief contemporain représentant la Crucifixion, œuvre du plasticien Bertrand Menguy réalisée en 1993, gravée sur chêne et peinte, encadrée de piliers ornés de feuilles de vigne et de grappes. Les fonts baptismaux occupent l'angle nord-ouest ; la cuve, datée de 1656, est logée dans une colonne cannelée et surmontée d'un baldaquin à cinq pans couronné d'un dôme réalisé en 1683 par le sculpteur Honoré Alliot. De nombreuses statues ornent les murs et les piliers, parmi lesquelles sainte Catherine, la Vierge, saint Bernard, saint Yves et saint Roch. L'ensemble formé par l'église, le porche, l'ossuaire, les calvaires et l'arc de triomphe constitue l'enclos paroissial de Commana, considéré comme l'un des plus beaux de Bretagne.

Liens externes