Frise chronologique
1587–1589
Construction de la porte triomphale
Construction de la porte triomphale
1587–1589 (≈ 1588)
Réalisée à l’atelier du château de Kerjean.
1610
Érection du calvaire
Érection du calvaire
1610 (≈ 1610)
Dernier grand calvaire des enclos paroissiaux.
1670–1683
Orgue de Jacques Mascard
Orgue de Jacques Mascard
1670–1683 (≈ 1677)
Remanié par Dallam et Grimont.
1676–1682
Construction de l’ossuaire
Construction de l’ossuaire
1676–1682 (≈ 1679)
Par l’architecte Jean Le Bescont.
1886
Premiers classements MH
Premiers classements MH
1886 (≈ 1886)
Ossuaire, calvaire et église protégés.
8 juin 1998
Incendie de l’église
Incendie de l’église
8 juin 1998 (≈ 1998)
Restauration jusqu’en 2005.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise ; calvaire ; ossuaire (cad. D 837) : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; Arc de triomphe (cad. D 837) : classement par arrêté du 21 février 1914 ; Mur de l'ancien cimetière (cad. D 837) : classement par arrêté du 24 mars 1928
Personnages clés
| Jean Le Bescont - Architecte |
Concepteur de l’ossuaire (1676–1682). |
| Jacques Mascard - Facteur d’orgues |
Auteur de l’orgue en 1670. |
| Thomas Dallam - Facteur d’orgues |
Remanie l’orgue (1681–1683). |
| Florentin Grimont - Facteur d’orgues |
Intervient sur l’orgue en 1789. |
Origine et histoire
L’enclos paroissial de Saint-Thégonnec, situé dans le bourg de Saint-Thégonnec Loc-Eguiner (Finistère), est un ensemble religieux emblématique construit entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Composé d’une église Notre-Dame, d’un ossuaire, d’un calvaire et d’une porte triomphale en granite, il illustre l’architecture Renaissance bretonne. Classé monument historique dès 1886 pour certains éléments, il attire chaque année des visiteurs lors du pardon annuel, le 2e dimanche de septembre.
L’église Notre-Dame, sobre en apparence mais richement décorée (retables, statues, vitraux), abrite un orgue de 1670 remanié par Dallam et Grimont, ainsi qu’un baptistère en chêne de 1675. Endommagée par un incendie en 1998, elle fut restaurée à l’identique jusqu’en 2005, sauf le retable de Notre-Dame du Vrai Secours, refait. L’ossuaire (1676–1682), dédié aux défunts sans ossements, et le calvaire de 1610, sobre mais dramatique, complètent cet ensemble unique.
La porte triomphale (1587–1589), édifiée dans l’atelier du château de Kerjean, marque l’entrée de l’enclos avec ses statues en kersanton (Dieu le Père, l’archange Gabriel, Notre-Dame du Vrai Secours). Classée en 1914, elle symbolise l’art Renaissance breton. L’ossuaire, avec sa Mise au tombeau spectaculaire et son retable dédié à saint Joseph, reflète la piété locale. Des visites guidées, organisées par l’association SPREV en juillet-août, valorisent ce patrimoine.
L’enclos, propriété communale, incarne la fusion entre art sacré et vie paroissiale. Son calvaire, dernier des grands calvaires d’enclos, et son ossuaire sans ossements (les anciens ayant été détruits vers 1850) témoignent d’une évolution des pratiques funéraires. Le site, restauré après l’incendie de 1998, reste un lieu de mémoire et de dévotion, classé parmi les monuments les plus visités du Finistère.
Devenir actuel
L'association Sauvegarde du patrimoine religieux en vie (SPREV) propose des visites offertes. Elles ont lieu durant les mois de juillet et d'août et sont réalisées par des guides bénévoles.