Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Édification du logis et de l'escalier d'origine.
1607
Acquisition par Pierre Goyer
Acquisition par Pierre Goyer 1607 (≈ 1607)
L'avocat Pierre Goyer devient propriétaire de l'ensemble des logis.
XVIe siècle
Modification de l'escalier
Modification de l'escalier XVIe siècle (≈ 1650)
Percement d'une porte de communication avec l'hôtel voisin.
1678
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1678 (≈ 1678)
René Lemarchand des Costeaux hérite de l'édifice.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XVIIe siècle (≈ 1750)
Reconstruction de l'escalier et couverture de la venelle.
1882
Acquisition par le Mont-de-Piété
Acquisition par le Mont-de-Piété 1882 (≈ 1882)
Restauration partielle dans un style néogothique.
1991
Protection historique
Protection historique 1991 (≈ 1991)
L'édifice est classé monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble bordant la rue Beaurepaire situé sur la parcelle AO 349 ; immeubles situés sur les parcelles AO 442, 354 et 444 : inscription par arrêté du 18 avril 1991
Personnages clés
Pierre Goyer
Avocat propriétaire de l'ensemble des logis en 1607.
René Lemarchand des Costeaux
Héritier de Catherine Goyer et propriétaire en 1678.
Origine et histoire
Situé au 16 rue Beaurepaire à Angers (Maine-et-Loire), l'ensemble appelé la Cour des Tourelles comprend un logis construit au XVe siècle et remanié à plusieurs reprises. Il conserve d'origine son escalier ainsi que les deux cheminées du rez-de-chaussée et de l'étage de comble ; la chambre haute de la tour d'escalier a été édifiée peu après. Au XVIe siècle, une porte de communication a été percée dans la cage d'escalier avec l'hôtel voisin de la famille Crespin, puis murée dans la première moitié du XVIIe siècle lors de la reconstruction de l'escalier de cet hôtel. En 1607, l'édifice appartient à l'avocat Pierre Goyer, qui possédait alors l'ensemble des logis de la cour, et en 1678 il revient à René Lemarchand des Costeaux, héritier de Catherine Goyer. Au XVIIe siècle, la venelle séparant les deux hôtels est couverte par une petite pièce qui agrandit l'étage du logis, masque l'élévation postérieure du corps d'escalier et provoque un remaniement des couvertures. Aux XVIIIe siècle, l'entrée initiale par le corps d'escalier est murée au profit d'un nouvel accès aménagé dans une ancienne fenêtre sur cour ; la fenêtre basse du pignon nord est également transformée en porte à une date indéterminée. Les communs mentionnés au XVIIIe siècle — cave, cellier, écurie — n'ont pas été localisés. À la fin du XIXe ou au début du XXe siècle, la travée sur cour est restaurée dans un style néogothique, travaux réalisés lors de l'établissement du Mont-de-Piété qui acquiert le logis en 1882 et qui font disparaître partiellement les remaniements du XVIIIe siècle. Revenu dans le domaine privé, l'édifice a fait l'objet d'une restauration à partir de 1993, après sa protection comme monument historique le 18 mars 1991. Il est aujourd'hui subdivisé en appartements et illustre les évolutions de l'urbanisme angevin au fil des siècles.