Occupation préhistorique 120 000 à 42 000 ans avant le présent (≈ 60)
Alternance Néandertaliens et Homo sapiens.
2017
Étude fuliginochronologique
Étude fuliginochronologique 2017 (≈ 2017)
Analyse des traces de suie préhistorique.
2022
Datation de la couche E
Datation de la couche E 2022 (≈ 2022)
Preuve d’Homo sapiens il y a 54 000 ans.
14 octobre 2024
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 14 octobre 2024 (≈ 2024)
Protection de l’ensemble archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’ensemble archéologique de la Grotte Mandrin, situé au lieu-dit Roucoule, sur les parcelles n° 240, 236, 59 et 65, couvrant l’emprise du gisement identifié sur les parcelles 240 (grotte et talus), 236 (thalweg), 59 et 65 (crête sommitale et tête de vallon), tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté. Les parcelles figurent au cadastre section AK : inscription par arrêté du 14 octobre 2024
Personnages clés
Gaston Étienne - Inventeur du site
Découvreur dans les années 1960.
Ludovic Slimak - Archéologue et directeur de fouilles
Responsable des recherches depuis 1991.
Yves Giraud - Ancien directeur des fouilles
Prédécesseur de Ludovic Slimak.
Origine et histoire
La grotte Mandrin est un abri sous roche situé à Malataverne, dans la Drôme (Auvergne-Rhône-Alpes), sur le flanc d’un rocher calcaire appelé Roucoule. Découverte dans les années 1960 par Gaston Étienne, elle a été fouillée depuis 1991 sous la direction d’Yves Giraud puis de Ludovic Slimak. Son nom évoque le contrebandier Louis Mandrin, bien qu’aucune preuve ne confirme sa présence. Le site, inscrit aux Monuments historiques en 2024, couvre la grotte, son talus, et les zones environnantes.
Les fouilles ont révélé une occupation alternée par des Néandertaliens et des Homo sapiens entre 120 000 et 42 000 ans avant notre ère, parfois à quelques années d’intervalle. Une étude de 2022 a daté une couche (E) à −54 000 ans, attribuée à Homo sapiens, avec des outils modernes et une molaire d’enfant, encadrée par des couches néandertaliennes. Ces découvertes suggèrent des interactions possibles entre les deux espèces, voire une cohabitation ponctuelle.
La grotte Mandrin a livré des traces de feux préhistoriques analysées par fuliginochronologie en 2017, révélant des dépôts de suie sur les parois calcaires. Les assemblages archéologiques de la couche E présentent des similitudes avec ceux du site levantin de Ksar Akil (Liban), évoquant une possible migration d’Homo sapiens depuis le Proche-Orient. En 2015, des restes néandertaliens surnommés « Thorin » ont été découverts, montrant une population génétiquement isolée depuis 105 000 ans.
Le site, situé à 226 m d’altitude près du Rhône, offre une surface de 25 m2 avec une ouverture de 12 m orientée au nord. Depuis 2016, il est surveillé pour préserver son intégrité. Les recherches en cours, combinant archéologie, génétique et datations avancées, en font un lieu majeur pour comprendre les transitions entre Paléolithique moyen et supérieur en Europe.
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