Frise chronologique
juin-juillet 1944
Destruction massive de Saint-Lô
Destruction massive de Saint-Lô
juin-juillet 1944 (≈ 1944)
Bombardements alliant la ville pendant la Libération.
1951
Projet initial du beffroi indépendant
Projet initial du beffroi indépendant
1951 (≈ 1951)
Marcel Mersier propose un beffroi séparé.
6 novembre 1954
Projet définitif du beffroi
Projet définitif du beffroi
6 novembre 1954 (≈ 1954)
Validation de sa forme et fonctions actuelles.
13 août 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
13 août 2018 (≈ 2018)
Protection de l’ensemble architectural en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble architectural comprenant le théâtre, la galerie de liaison et la salle des fêtes en totalité, avec les sols d'assiette de ces bâtiments, tel que délimité sur le plan annexé à l’arrêté, situé sur les parcelles n°475, rue Octave Feuillet, n°476, 4 rue Saint Thomas, figurant au cadastre section AT, non cadastré pour la salle des fêtes située au droit de la parcelle section AT n°475 rue Saint Thomas : inscription par arrêté du 13 août 2018.
Personnages clés
| Marcel Mersier - Architecte en chef de la Reconstruction |
Concepteur de l’ensemble et du beffroi. |
| André Hilt - Premier architecte de la Reconstruction |
Auteur d’une esquisse initiale du beffroi. |
| Yves-Marie Froidevaux - Collaborateur des Monuments historiques |
A contribué à la réétude du beffroi. |
Origine et histoire
L’ensemble architectural de l’hôtel de ville, du beffroi et de la halle de Saint-Lô a été conçu par l’architecte Marcel Mersier dans le cadre de la Reconstruction après les bombardements dévastateurs de juin-juillet 1944. Initialement inspiré d’un style régionaliste, le projet a évolué vers un modernisme intégrant des aménagements paysagers, financé par les dommages de guerre. Le beffroi, initialement prévu comme élément intégré à l’hôtel de ville, est devenu une structure indépendante en 1951, avant d’être finalisé en 1954 avec des fonctions multiples : horloge, belvédère et lanterne pour les fêtes.
Le marché couvert, caractérisé par sa couverture asymétrique en voile de béton et son usage de béton bouchardé, reflète une esthétique contemporaine. Dans les années 1990, des modifications (création d’un local pour l’office de tourisme, suppression de la clôture de la cheminée) ont altéré sa structure, avant qu’un projet de restauration en 2018 ne vise à retrouver son aspect d’origine. L’ensemble a été inscrit aux monuments historiques le 13 août 2018, reconnaissant sa valeur patrimoniale post-Seconde Guerre mondiale.
Le beffroi, objet de débats entre les Monuments historiques et Marcel Mersier, a été repensé pour inclure une utilité pratique (séchage des tuyaux des pompiers) tout en s’intégrant au paysage urbain. Son emplacement définitif, au sud de l’hôtel de ville, a été validé après une collaboration avec Yves-Marie Froidevaux. La halle, quant à elle, a perdu sa vocation commerciale initiale après le déménagement de l’office de tourisme en 2011, laissant un espace en friche avant les travaux de réhabilitation.
L’architecture de cet ensemble illustre la transition entre reconstruction et innovation, marquant durablement l’identité de Saint-Lô. Les matériaux (béton, granit gris) et les formes géométriques simples témoignent d’une volonté de rupture avec le passé tout en ancrant le bâtiment dans son environnement. Aujourd’hui, il symbolise à la fois la résilience de la ville et l’évolution des pratiques architecturales du XXe siècle.