Réforme du chapitre 1090 (≈ 1090)
Lancée par l’évêque Géraud, déclenchant la reconstruction.
1119
Consécration des autels
Consécration des autels 1119 (≈ 1119)
Par le pape Calixte II, autel majeur et Sainte-Coiffe.
années 1140
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux années 1140 (≈ 1140)
Portail nord terminé, fin des grands chantiers.
30 novembre 2020
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 novembre 2020 (≈ 2020)
Protection intégrale des bâtiments et sols.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les bâtiments et les sols formant l’ensemble canonial de Cahors, situés place Jean-Jacques Chapou, rue du maréchal Foch et rue de la Chantrerie, sur les parcelles n°116 et 413 de la section CE du cadastre, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : classement par arrêté du 30 novembre 2020
Personnages clés
Géraud - Évêque de Cahors
Initiateur de la réforme du chapitre en 1090.
Calixte II - Pape (1119-1124)
Consacre les autels en 1119.
Origine et histoire
L’ensemble canonial de Cahors trouve son origine dans la réforme du chapitre initiée par l’évêque Géraud en 1090. Cette réforme marqua le début d’un vaste chantier de reconstruction, incluant l’église cathédrale et les bâtiments canoniaux, menés durant la première moitié du XIIe siècle. Les travaux furent en grande partie achevés vers les années 1140, comme en témoigne la consécration de l’autel majeur et de l’autel de la Sainte-Coiffe par le pape Calixte II en 1119, ainsi que la réalisation du portail nord. Ce projet ambitieux reflétait l’importance spirituelle et politique du diocèse à cette époque.
Le quartier canonial fut aménagé au sud de la cathédrale, tandis que l’évêché se développait au nord. Contrairement aux bâtiments épiscopaux, largement remaniés ou détruits (notamment au XIXe siècle), les édifices canoniaux entourant le cloître ont survécu jusqu’à aujourd’hui. Ces constructions, classées Monument Historique en 2020, illustrent l’organisation spatiale et religieuse d’un chapitre cathédral médiéval. Leur préservation offre un témoignage rare de l’architecture ecclésiastique romane dans le sud-ouest de la France.
L’ensemble canonial est indissociable de la cathédrale Saint-Étienne et d’autres monuments associés, tels que l’ancien archidiaconé, le presbytère ou la tour de la prévôté. Ces éléments formaient un complexe cohérent, reflétant la puissance et l’influence du clergé cahorsin au Moyen Âge. Leur localisation, entre la place Jean-Jacques Chapou et les rues adjacentes, souligne leur intégration dans le tissu urbain médiéval, aujourd’hui partiellement préservé malgré les transformations ultérieures.