Rempart gallo-romain Ier–Ve siècles (≈ 550)
Premier mur défensif attesté à Blois.
Ve siècle
Rempart breton
Rempart breton Ve siècle (≈ 550)
Construit sous Ivomadus, roi breton.
1270 et 1284
Chartes de la comtesse Jeanne
Chartes de la comtesse Jeanne 1270 et 1284 (≈ 1284)
Mentionnent réparations et renforcements.
Vers 1250 (XIIIe siècle)
Début des fortifications médiévales
Début des fortifications médiévales Vers 1250 (XIIIe siècle) (≈ 1350)
Lance la construction à l’ouest.
XIVe–XVe siècles
Extensions de l’enceinte
Extensions de l’enceinte XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Intègre abbaye et couvent.
1789
Démantèlement des remparts
Démantèlement des remparts 1789 (≈ 1789)
Voté pour urbaniser la ville.
6 novembre 1942
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques 6 novembre 1942 (≈ 1942)
Inscription des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fortifications de la ville (ensemble) : inscription par arrêté du 6 novembre 1942
Personnages clés
Ivomadus - Roi breton
Conquiert Blois au Ve siècle.
Jeanne (comtesse de Blois) - Commanditaire de réparations
Signataire des chartes de 1270/1284.
Origine et histoire
Le mur d'enceinte médiéval de Blois, construit au XIIIe siècle, ceinturait la ville sur 2,2 km pour protéger ses quartiers (Bourg-Moyen, Puits-Châtel, château) et ses 20 hectares. Il intégrait 16 tours (dont Beauvoir, Guise, Foix) et 11 portes, comme la Porte Chartraine vers Chartres ou la Porte Saint-Fiacre vers Orléans. Le château, inclus dans l’enceinte, servait de dernier rempart à l’ouest, avec une séparation murale vers le Bourg-Moyen.
Avant ce rempart, Blois fut protégée par des murs gallo-romains (Ier–Ve siècles), bretons (Ve siècle, sous Ivomadus), puis francs (VIe–IXe siècles), détruits par les raids pirates. La construction médiévale débuta à l’ouest vers 1250, attestée par des chartes de 1270 et 1284 mentionnant des réparations sous la comtesse Jeanne. L’enceinte fut étendue aux XIVe–XVe siècles pour inclure l’abbaye Saint-Laumer et le couvent des Cordeliers.
Démantelées en 1789 pour urbaniser la ville (comblement de l’Arrou, création des quais), les fortifications perdirent leurs portes et une partie de leurs murs. Seules 7 tours subsistent (Beauvoir, Guise, Cordeliers, Foix), classées monuments historiques en 1942. Leur mémoire persiste dans le nom des rues (Porte Chartraine, Remparts) et l’organisation urbaine actuelle.
Les vestiges illustrent l’évolution défensive de Blois, passée d’une cité gallo-romaine à un carrefour médiéval stratégique. Les archères et ouvrages défensifs des tours témoignent de leur rôle militaire, tandis que les portes détruites reflètent les transformations révolutionnaires et industrielles du XVIIIe siècle.
L’enceinte reliait étroitement le château — résidence comtale — aux quartiers marchands et religieux, soulignant son double usage : protection et contrôle des axes commerciaux (Loire, routes vers Chartres, Orléans, Tours). Son démantèlement marqua le passage d’une ville close à une agglomération ouverte, adaptée aux besoins modernes.
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