Frise chronologique
1659
Traité des Pyrénées
Traité des Pyrénées
1659 (≈ 1659)
Annexion du territoire à la France.
1679
Conception par Vauban
Conception par Vauban
1679 (≈ 1679)
Projet de fortification lancé par Louis XIV.
1681
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1681 (≈ 1681)
Place forte opérationnelle et inaugurée.
1793
Mont-Louis renommée Mont-Libre
Mont-Louis renommée Mont-Libre
1793 (≈ 1793)
Menace espagnole pendant la Révolution.
1922
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1922 (≈ 1922)
Protection des remparts et fossés.
2008
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
2008 (≈ 2008)
Patrimoine mondial des fortifications de Vauban.
2021
Extension du classement
Extension du classement
2021 (≈ 2021)
Inclusion des remparts de la citadelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des remparts de la ville avec leurs défenses et leurs fossés : classement par arrêté du 28 juillet 1922 ; L'ensemble des ouvrages fortifiés, bâtis et non-bâtis, constituant les remparts, défenses et fossés de la citadelle de Mont-Louis, avec les sols des parcelles n°4 à 8, 17 à 24, 34 à 38, 9000 et une partie de la parcelle n°78, de la section AC du cadastre, sur lesquelles sont situés, tels que colorés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 20 janvier 2021
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
Concepteur de la citadelle en 1679. |
| Louis XIV - Roi de France |
Commanditaire du projet après 1659. |
| François de Fortia, marquis de Durban - Premier gouverneur |
Prend possession en 1681. |
| Joblot - Ingénieur urbaniste |
Redessine la ville au XVIIIe siècle. |
| Général Dagobert - Commandant militaire |
Défend Mont-Louis en 1793-1794. |
Origine et histoire
L’enceinte de Mont-Louis, construite au XVIIe siècle sous l’impulsion de Louis XIV, visait à protéger la ville-neuve et sa citadelle après l’annexion du territoire à l’Espagne par le traité des Pyrénées (1659). Vauban, Commissaire général des fortifications, conçut cette place forte en 1679 pour sécuriser la frontière. Les travaux, menés par des soldats des régiments de Vierzet et Furstemberg, furent achevés en 1681, rendant la place opérationnelle. La citadelle pouvait accueillir 2 500 hommes et 300 chevaux, complétée par un hôpital et une ville civile.
La construction fut marquée par une cérémonie d’inauguration en 1681, en présence du premier gouverneur, François de Fortia, marquis de Durban. Les travaux se poursuivirent jusqu’en 1689, incluant une église dans la citadelle et des casernes. Au XVIIIe siècle, l’ingénieur Joblot redessina le plan urbain, imposant une unité architecturale après un incendie en 1722. L’église Saint-Louis fut édifiée entre 1733 et 1737, tandis que la citadelle, renommée Mont-Libre en 1793, échappa aux sièges malgré la guerre contre l’Espagne.
Classés monuments historiques en 1922, les remparts de Mont-Louis furent inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008, reconnaissant leur valeur universelle. La protection fut étendue en 2021 pour inclure l’ensemble des fortifications de la citadelle, en cohérence avec le réseau des sites majeurs de Vauban. La place forte, avec ses bastions, fossés et demi-lunes, reste un exemple emblématique de l’art militaire de Vauban, adapté au relief montagneux des Pyrénées.
La ville, accessible par la porte de France, était protégée par des défenses avancées comme des contregardes et des cavaliers. Les casernes, le puits communal et l’église Saint-Louis complétaient l’ensemble. Malgré les tensions avec l’Espagne, notamment en 1793-1794, Mont-Louis ne fut jamais prise, grâce à sa position stratégique et ses fortifications. Aujourd’hui, le site témoigne de l’ingénierie militaire du Grand Siècle et de son rôle dans l’histoire frontalière française.