Conception par Vauban 1679 (≈ 1679)
Vauban conçoit la place forte pour protéger la région contre l'Espagne.
1681
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1681 (≈ 1681)
Les travaux de gros œuvre sont achevés et la place est jugée apte à la défense.
1721
Plan d'urbanisme
Plan d'urbanisme 1721 (≈ 1721)
L'ingénieur Joblot établit un plan d'urbanisme et une rue relie la porte de France à celle de la citadelle.
1733-1737
Construction de l'église
Construction de l'église 1733-1737 (≈ 1735)
L'église Saint-Louis est construite durant cette période.
1793
Désaffectation de l'église
Désaffectation de l'église 1793 (≈ 1793)
L'église de la citadelle est désaffectée et la place forte est rebaptisée Mont-Libre.
22 juillet 1795
Traité de Bâle
Traité de Bâle 22 juillet 1795 (≈ 1795)
Le traité de Bâle met fin aux menaces espagnoles sur la place forte.
28 juillet 1922
Classement historique
Classement historique 28 juillet 1922 (≈ 1922)
L'ensemble des remparts de Mont-Louis est classé au titre des monuments historiques.
2008
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO 2008 (≈ 2008)
Les remparts sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des remparts de la ville avec leurs défenses et leurs fossés : classement par arrêté du 28 juillet 1922 ; L'ensemble des ouvrages fortifiés, bâtis et non-bâtis, constituant les remparts, défenses et fossés de la citadelle de Mont-Louis, avec les sols des parcelles n°4 à 8, 17 à 24, 34 à 38, 9000 et une partie de la parcelle n°78, de la section AC du cadastre, sur lesquelles sont situés, tels que colorés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 20 janvier 2021
Personnages clés
Vauban
Ingénieur militaire ayant conçu la place forte de Mont-Louis.
Joblot
Ingénieur ayant établi un plan d'urbanisme pour la ville.
Origine et histoire
Perchée sur un promontoire commandant les vallées de la Têt et de l'Aude, la place forte de Mont-Louis a été jugée utile à protéger contre l'Espagne et conçue par Vauban en 1679. Elle associe l'enceinte de la ville à une citadelle voisine séparée seulement par un fossé et ne comporte que trois portes : la porte de France, la porte Nationale menant à la citadelle et une porte de secours ouvrant sur les pentes de l'escarpement. La fortification constitue un exemple complet du système vaubanien, avec bastions flanquants pourvus d'échauguettes, fossés, demi-lunes, contregardes, redents et cavaliers. Bâtie au XVIIe siècle pour protéger la ville-neuve et sa citadelle, l'enceinte a été édifiée principalement par des soldats, notamment les régiments de Vierzet et Furstemberg ; les travaux de gros œuvre furent achevés en 1681 et la place jugée apte à la défense, puis entièrement terminée dix ans après le premier coup de pioche. La réalisation comprenait une citadelle capable d'accueillir 2 500 hommes et 300 chevaux, un hôpital et une ville civile ; Vauban fit construire ultérieurement une église dans la citadelle et des casernes. Au XVIIIe siècle, l'ingénieur Joblot établit un plan d'urbanisme : dès 1721 une rue relia la porte de France à celle de la citadelle et dessina des îlots pour le commerce et l'hôtellerie, modifiés après un incendie en 1722; le règlement de 1727 imposa une unité de style pour les façades. L'église Saint-Louis fut construite entre 1733 et 1737 ; l'église de la citadelle fut désaffectée en 1793. Rebaptisée Mont-Libre en janvier 1793, la place forte n'a jamais été assiégée, mais connut des menaces durant la guerre déclarée à l'Espagne par la Convention nationale le 7 mars 1793 ; la campagne qui suivit inclut plusieurs opérations militaires et changements de commandement entre 1793 et 1795, jusqu'au traité de Bâle du 22 juillet 1795. L'ensemble des remparts de Mont-Louis a été classé au titre des monuments historiques le 28 juillet 1922, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008 au sein des fortifications de Vauban, et en 2021 la protection a été étendue aux remparts de la citadelle pour assurer la cohérence avec cette inscription. La ville est défendue par des remparts accessibles par la porte de France, côté sud, protégée par une demi-lune et franchie par un pont rampant sur un fossé sec ; des bastions à orillons qui flanquent le pont protègent le flanc sud et des casernes ont été bâties de part et d'autre de la porte. Un puits communal assurait l'alimentation en eau de la place.