Poste de garde XVIIe siècle (≈ 1750)
Réutilisation du site avec un poste de garde.
1876
Découverte archéologique
Découverte archéologique 1876 (≈ 1876)
Signalé par René-François Le Men comme oppidum.
27 mars 1980
Inscription monument historique
Inscription monument historique 27 mars 1980 (≈ 1980)
Site inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble formé par l'oppidum et les dolmens de la pointe de Lostmarc'h (cad. MZ 66 à 69, 71) : inscription par arrêté du 27 mars 1980
Personnages clés
René-François Le Men
Archéologue ayant signalé le site en 1876.
Pierre-Roland Giot
Archéologue ayant étudié les tessons de céramique.
Origine et histoire
Kastell Lostmarc'h, ou éperon barré de la pointe de Lostmarc'h, est un site archéologique de l'Âge du fer situé à Crozon, dans le Finistère. Il s'agit d'une fortification protohistorique qui servait de refuge en cas de danger momentané et qui associe les vestiges d'un oppidum à ceux de deux dolmens. L'enceinte côté terre est protégée par une double ligne de remparts en terre, hauts de 2 à 3 mètres, et par deux fossés bien conservés et encore très visibles. Le site occupe une zone en contrebas d'une forte pente à l'extrémité de la pointe. Des tessons de céramique attribués à l'Âge du fer ont été trouvés en surface près des retranchements, selon Pierre-Roland Giot. On y relève également les vestiges d'un poste de garde devenu ruiniforme ; certaines notices le datent du XVIIe siècle tandis que d'autres indiquent une réutilisation aux XVIIIe et XIXe siècles. Le toponyme breton Kastell renvoie à l'idée d'un « château », et Lostmarc'h, littéralement « queue de cheval », évoque les rochers à l'extrémité de la pointe ; dans la tradition bretonne, le cheval est par ailleurs associé au dieu marin Poséidon et à un ancien archétype indo-européen opposant les eaux à un héros. Le site a été signalé pour la première fois par René-François Le Men en 1876, qui l'a décrit comme un oppidum et a noté la présence d'un gisement ferrifère relativement riche. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 27 mars 1980.