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Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata » à Gaillac dans le Tarn

Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »

    10 Rue du Mercat
    81600 Gaillac
Propriété de la commune
Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »
Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »
Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »
Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »
Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »
Ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata »
Crédit photo : PANDA 81 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle (1ère moitié)
Construction initiale
5 octobre 1572
Massacre des protestants
1840
Destruction partielle du quartier
1927
Inscription aux monuments historiques
2013
Achat par la ville de Gaillac
23 mars 2022
Classement complet du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’ensemble immobilier dit de la « tour de Palmata », en totalité, avec sa parcelle d’implantation, situé 10, rue Cavaillé-Coll sur la parcelle n°16 de la section BY du cadastre, tel que figuré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 23 mars 2022

Personnages clés

Bertrand de Gaillac - Membre de la famille noble Associé à la construction (mort en 1249).
Paul Matha - Propriétaire au XVIe siècle Donna probablement son nom à la tour.
Capitaine Mons - Responsable militaire Ordonna l’emprisonnement des protestants en 1572.
Anne-Laure Napoléone - Historienne A étudié l’organisation initiale des bâtiments.

Origine et histoire

La tour de Palmata, aussi appelée hôtel de la famille Gaillac, est un bâtiment du XIIIe siècle situé dans le centre historique de Gaillac. Elle faisait partie d’un ensemble immobilier de 400 m2 incluant une cour et deux autres bâtiments. La tour, lieu d’apparat, se distinguait par ses décorations et ses larges baies géminées offrant une vue sur la ville, le Tarn et l’abbaye Saint-Michel. Une peinture représentant Bertrand de Gaillac (mort en 1249) suggère une construction contemporaine de la première moitié du XIIIe siècle, confirmée par son style roman encore présent à cette époque.

Les premières mentions écrites de la tour datent du XVIe siècle, lorsqu’elle appartenait à Paul Matha, probablement à l’origine de son nom actuel. Lors des guerres de Religion, elle servit de prison où 24 protestants furent tués le 5 octobre 1572, événement connu sous le nom de Massacre de la Saint-Barthélemy gaillacois. En 1840, la construction d’un pont suspendu entraîna la destruction d’une partie du quartier, mais la tour fut épargnée. Des recherches ultérieures, basées sur le plan cadastral, ont permis de reconstituer l’organisation initiale des lieux.

Au XIXe siècle, la tour fut utilisée comme magasin par la cave de l’abbaye Saint-Michel, puis comme cave expérimentale. En 1927, elle fut inscrite aux monuments historiques, avec un projet de restauration pour attirer les touristes. En 2003, malgré des clivages politiques locaux, des élus s’unirent pour préserver ce patrimoine. La ville de Gaillac acquit finalement la tour en 2013 pour 243 000 euros, bien que les projets de mise en valeur restent indéfinis.

Architecturalement, la tour combine briques et éléments en grès, comme les chapiteaux sculptés arborant le coq de Gaillac, symbole de la famille éponyme. Le rez-de-chaussée, autrefois voûté en ogives, et le premier étage conservent des traces de peintures médiévales représentant des chevaliers. Le second étage, tronqué, abritait des baies géminées et un escalier intégré dans l’épaisseur des murs. La façade est, sur la rue du Mercat, présente une porte à tracé brisé et des ouvertures caractéristiques du XIIIe siècle.

La tour fut également le théâtre d’épisodes sombres, comme son usage carcéral à la fin du XVIe siècle. En 1814, elle fut divisée entre plusieurs propriétaires avant d’échapper de justesse à la destruction en 1840. Classée en totalité en 2022, elle appartient désormais à la commune de Gaillac, bien que son accès au public reste limité.

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