Frise chronologique
4000-3600 av. J.-C.
Construction des dolmens
Construction des dolmens
4000-3600 av. J.-C. (≈ 3800 av. J.-C.)
Période d'édification estimée pour l'ensemble mégalithique.
XIXe siècle
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
XIXe siècle (≈ 1865)
Découvertes par François Daleau et autres archéologues.
21 septembre 1938
Classement monument historique
Classement monument historique
21 septembre 1938 (≈ 1938)
Protection officielle de l'ensemble mégalithique.
27 août 2007
Transfert de propriété
Transfert de propriété
27 août 2007 (≈ 2007)
Passage de l'État à la commune de La Vallée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen (cad. B 659) : classement par arrêté du 21 septembre 1938
Personnages clés
| François Daleau - Archéologue |
A fouillé les dolmens au XIXe siècle. |
Origine et histoire
Les dolmens de la Pierre Levée sont deux monuments mégalithiques situés sur la commune de La Vallée, en Charente-Maritime (Nouvelle-Aquitaine). Ces édifices funéraires, érigés entre 4000 et 3600 av. J.-C., témoignent des pratiques rituelles du Néolithique. Le dolmen Sud, le mieux conservé, présente une table de couverture rectangulaire de 5,20 m de long et 4 m de large, pesant environ 50 tonnes, soutenue par cinq orthostates. À proximité, le dolmen Nord, partiellement ruiné, conserve six orthostates délimitant une chambre funéraire, tandis que sa table de couverture, brisée, repose au sol. Un troisième dolmen, aujourd’hui disparu, complétait cet ensemble, probablement recouvert par un tumulus commun.
Plusieurs fouilles menées au XIXe siècle, notamment par François Daleau, ont révélé des vestiges archéologiques significatifs : mâchoires humaines, fragments de poteries datés du Néolithique et de l’âge du bronze, ainsi que des éclats de silex. Ces découvertes confirment l’usage funéraire et rituel du site sur une longue période. L’ensemble a été classé au titre des monuments historiques en 1938, puis transféré à la propriété de la commune en 2007. Une légende locale raconte que la Sainte Vierge, en perdant les pierres de son tablier, aurait donné naissance à ces édifices.
La structure du dolmen Sud inclut un couloir d’accès partiellement visible, avec des dalles atteignant 1,30 m de hauteur. Le dolmen Nord, bien que dégradé, permet encore d’identifier le pourtour de sa chambre. Les objets découverts lors des fouilles, comme les poteries et outils en silex, illustrent les pratiques culturelles et artisanales des communautés néolithiques de la région. Aujourd’hui, le site reste un témoignage majeur de l’architecture mégalithique en Charente-Maritime, accessible au public et étudié pour son importance historique et archéologique.