Construction des dolmens Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction initiale du site.
1886
Fouilles de Félix Gaillard
Fouilles de Félix Gaillard 1886 (≈ 1886)
Première exploration archéologique documentée.
1896
Démantèlement d'un dolmen
Démantèlement d'un dolmen 1896 (≈ 1896)
Transport vers Meudon pour une tombe familiale.
20 avril 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 20 avril 1927 (≈ 1927)
Protection des deux dolmens restants.
24 juillet 2023
Nouvelle protection étendue
Nouvelle protection étendue 24 juillet 2023 (≈ 2023)
Inscription de l’ensemble mégalithique et du sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’ensemble mégalithique de Roh Vras, composé du dolmen et du menhir de Roh Vras, de deux menhirs et de deux dalles mégalithiques, ainsi que le sol d’assiette des parcelles D 411, D 412, D 413, D 414, D 420, D 421, D 422, D 428, D 429, D 430, D, 431, constituant réserve archéologique. L’ensemble mégalithique de Roh Vras figure au cadastre de la commune section D parcelles n° 411, 412, 413, 414, 420, 421, 422, 428, 429, 430 et 431, représentées sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juillet 2023
Personnages clés
Félix Gaillard - Archéologue
A fouillé et décrit les dolmens en 1886-1892.
Zacharie Le Rouzic - Archéologue et opposant
S’opposa au démantèlement de 1896.
Jean-Baptiste Piketty - Acquéreur des pierres
Acheta et déplaça un dolmen à Meudon.
Origine et histoire
L’ensemble mégalithique de Roh Vras, aussi appelé dolmens de Kerran (ou Ker-Han), se compose à l’origine de trois dolmens à couloir, inclus dans un même tertre et orientés vers le sud-est. Situés sur la commune de Saint-Philibert dans le Morbihan, ces monuments datent du Néolithique. En 1886, Félix Gaillard fouille le dolmen le plus au sud, décrivant en 1892 un site composé de trois structures mégalithiques distinctes, chacune dotée de supports en pierre et de tables horizontales. Le dallage de ces dolmens, notamment celui du dolmen sud décrit comme « à grand dallage », révèle des particularités architecturales rares pour l’époque.
En 1896, l’un des dolmens est démantelé par Jean-Baptiste Piketty, malgré l’opposition de l’archéologue Zacharie Le Rouzic, pour être reconstitué comme tombe familiale dans le cimetière des Longs Réages à Meudon. Ce démontage permet la découverte de gravures sur une dalle, dont une hache emmanchée et un rectangle aux angles arrondis, ainsi que d’objets archéologiques tels qu’un vase apode, une hache, des grains de callaïs et des silex. Les deux dolmens restants sont classés monuments historiques en 1927, tandis que l’ensemble du site, incluant menhirs et dalles, est protégé par arrêté en juillet 2023 pour sa valeur archéologique.
Les fouilles menées par Gaillard et Le Rouzic ont mis au jour un mobilier funéraire significatif, incluant des ossements humains, des outils en silex, et des parures en quartz et callaïs. Ces artefacts, aujourd’hui conservés au Musée de Préhistoire de Carnac, témoignent des pratiques funéraires et artisanales du Néolithique en Bretagne. Le dolmen déplacé à Meudon, désormais connu sous le nom de dolmen de Ker-Han, conserve des éléments architecturaux et décoratifs originaux, bien que son intégrité ait été altérée par son transport.
Le site de Roh Vras illustre les défis de la préservation du patrimoine mégalithique au XIXe siècle, marqué par des démantèlements et des déplacements d’éléments architecturaux. Les descriptions de Gaillard et les oppositions de Le Rouzic soulignent l’importance croissante de la protection des monuments préhistoriques, aboutissant à leur classification progressive. Aujourd’hui, l’ensemble mégalithique, propriété partagée entre l’État et des particuliers, reste un témoignage majeur de l’architecture funéraire néolithique en Bretagne.
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