Frise chronologique
3 octobre 1935
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
3 octobre 1935 (≈ 1935)
Début officiel du chantier.
16 septembre 1943
Bombardements destructeurs
Bombardements destructeurs
16 septembre 1943 (≈ 1943)
Partie sud de l'église endommagée.
1933-1961
Construction de l'ensemble
Construction de l'ensemble
1933-1961 (≈ 1947)
Période globale des travaux, incluant interruptions.
4 octobre 1952
Ouverture de la chapelle
Ouverture de la chapelle
4 octobre 1952 (≈ 1952)
Première utilisation cultuelle partielle.
25 décembre 1959
Première messe de Noël
Première messe de Noël
25 décembre 1959 (≈ 1959)
Inauguration partielle de l'église.
octobre 1960
Consécration officielle
Consécration officielle
octobre 1960 (≈ 1960)
Cérémonie présidée par deux évêques.
27 janvier 2011
Inscription monument historique
Inscription monument historique
27 janvier 2011 (≈ 2011)
Protection patrimoniale de l'ensemble.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments suivants composant l'ensemble paroissial Sainte-Thérèse : l'église en totalité (cad. MX 529) ; les façades et toitures de presbytère (cad. MX 442) et du groupe scolaire longeant la rue Chanoine-Larose (cad. XM 444, 446, 447) : inscription par arrêté du 27 janvier 2011
Personnages clés
| Eugène Le Fer de La Motte - Décideur ecclésiastique |
Initiateur de la paroisse. |
| Abbé Louis Larose - Premier curé et inspirateur |
Commanditaire après pèlerinage à Lisieux. |
| René Ménard - Architecte principal |
Concepteur de l'église et du presbytère. |
| Maurice Ferré - Architecte collaborateur |
Acheveur des plans de Ménard. |
| Jean Fréour - Sculpteur |
Auteur du *Christ en gloire* (1958). |
| Gabriel Loire - Maître-verrier |
Créateur des vitraux de l'église. |
| Jean Villepelet - Évêque de Nantes |
Consacra l'église en 1960. |
Origine et histoire
L'ensemble paroissial Sainte-Thérèse de Nantes, construit entre 1933 et 1961, est un exemple marquant d'architecture religieuse du XXe siècle. Il se compose d'une église de style romano-byzantin, d'un presbytère et d'une école (Sainte-Agnès et Saint-Théophane Vénard), tous conçus dans un style homogène utilisant principalement la brique rouge. L'église, dont la première pierre fut posée en 1935, a subi des destructions partielles lors des bombardements de 1943 avant d'être achevée dans les années 1950. Son campanile, initialement prévu pour atteindre 70 mètres, culmine finalement à 23 mètres.
La création de cette paroisse répondait à l'urbanisation croissante du quartier nord-ouest de Nantes. L'abbé Louis Larose, premier curé, inspira le projet après un pèlerinage à Lisieux, dédiant l'église à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Les architectes René Ménard et Maurice Ferré, assistés du sculpteur Jean Fréour et du maître-verrier Gabriel Loire, conçurent un édifice en béton avec des parements de brique de Beauvais et des colonnes de granit. La consécration officielle eut lieu en 1960, marquant l'aboutissement de décennies de travaux interrompus par la guerre.
L'ensemble, inscrit aux monuments historiques en 2011, reflète une période charnière de l'histoire nantaise, mêlant modernité architecturale et tradition religieuse. Le groupe scolaire adjacent, agrandi dans les années 1960-1970, complète ce projet urbain cohérent, typique des extensions de la ville au XXe siècle. Les matériaux utilisés, comme la brique et le granit local, ancrent le monument dans son territoire tout en témoignant des innovations constructives de l'époque.
Les aléas de la construction, notamment les destructions de 1943, illustrent les défis rencontrés pendant la Seconde Guerre mondiale. Le chanoine Larose, figure centrale du projet, joua un rôle social en redistribuant les matériaux prévus pour l'église aux sinistrés du quartier. Cette dimension humaine ajoute une valeur patrimoniale à l'ensemble, qui allie fonction religieuse, éducative et mémoire collective.
L'église abrite aujourd'hui des œuvres remarquables, comme le Christ en gloire de Jean Fréour (1958), et des vitraux signés Gabriel Loire. Son inscription comme monument historique souligne son importance dans le paysage architectural et culturel de Nantes. L'homogénéité stylistique de l'ensemble, malgré les phases de construction étalées, en fait un témoignage rare de l'urbanisme religieux du XXe siècle en Pays de la Loire.