Exploitation des carrières XIIe-XVe siècle (≈ 1550)
Extraction du tuffeau pour le château et les remparts.
Fin XVe siècle
Usage comme cellier
Usage comme cellier Fin XVe siècle (≈ 1595)
Transformation en espace de stockage vinicole.
19 avril 1932
Inscription monument historique
Inscription monument historique 19 avril 1932 (≈ 1932)
Protection de l'entrée des caves.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Entrée des Caves peintes (cad. AR 113) : inscription par arrêté du 19 avril 1932
Personnages clés
François Rabelais - Écrivain humaniste
Mentionne les fresques disparues dans son œuvre.
Origine et histoire
Les caves peintes sont un ensemble de galeries creusées dans le coteau calcaire de Chinon, dans le département d'Indre-et-Loire. Ces caves, exploitées entre le XIIe et le XVe siècle, ont fourni le tuffeau blanc ou jaune utilisé pour construire le château de Chinon et les remparts de la ville. Le site s'étend sous le fort Saint-Georges et témoigne de l'activité extractive médiévale, essentielle pour l'urbanisme local.
L'entrée des caves est marquée par une porte du XVe ou XVIe siècle, ornée d'un arc brisé et renforcée par des piliers. À l'intérieur, les galeries forment un labyrinthe de couloirs et de salles, vestiges des zones d'extraction. Des stalactites et des dépôts de calcite teintés de limonite par l'eau suintante caractérisent certaines parties du site. Le nom « caves peintes » provient de fresques disparues, évoquées par François Rabelais dans son Cinquième Livre (chapitre XXXV), qui décrivaient des scènes bacchiques.
Le site est mentionné dans le Pantagruel de Rabelais, confirmant son usage comme cellier à vin dès la fin du XVe siècle. L'entrée a été inscrite comme monument historique le 19 avril 1932. Au XXIe siècle, les caves abritent les chapitres de la Confrérie des bons entonneurs rabelaisiens, propriétaire des lieux, perpétuant ainsi un lien entre patrimoine troglodytique et culture locale.
Les caves peintes illustrent aussi l'évolution des techniques d'extraction en Touraine, où le tuffeau fut une ressource majeure pour l'architecture régionale. Leur préservation permet d'étudier les méthodes médiévales de taille de pierre et l'adaptation des carrières en espaces de stockage, notamment pour le vin, activité économique historique de la région.