Frise chronologique
1832
Décision municipale
Décision municipale
1832 (≈ 1832)
Création d'un cimetière hors de la ville.
1836
Plans de Vitry
Plans de Vitry
1836 (≈ 1836)
Conception de l'entrée néo-égyptienne.
28 avril 1840
Fermeture des anciens cimetières
Fermeture des anciens cimetières
28 avril 1840 (≈ 1840)
Transfert des sépultures vers Terre-Cabade.
16 juillet 1840
Inauguration du portail
Inauguration du portail
16 juillet 1840 (≈ 1840)
Ouverture officielle de l'entrée monumentale.
1915
Extension de Salonique
Extension de Salonique
1915 (≈ 1915)
Création du *cimetière nouveau*.
30 juillet 2019
Classement MH
Classement MH
30 juillet 2019 (≈ 2019)
Inscription de l'entrée principale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'entrée principale du cimetière de Terre-Cabade, en totalité, se composant des deux obélisques, des deux pavillons et du dépositoire ainsi que du mur de clôture reliant les obélisques aux pavillons, situés avenue du Cimetière, telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. 806 AE 55) : inscription par arrêté du 30 juillet 2019
Personnages clés
| Urbain Vitry - Architecte |
Concepteur de l'entrée néo-égyptienne. |
| Aristide Bergès - Industriel et ingénieur |
Tombe classée avec monument funéraire. |
| Philibert Collet - Général de division |
Sépulture dans le cimetière ancien. |
| Jules Léotard - Inventeur du trapèze volant |
Enterré à Terre-Cabade. |
| Joseph Viguerie - Maire de Toulouse (1832) |
Initiateur du projet de cimetière. |
| Armand Perpessac - Maire de Toulouse (1840) |
Décret de fermeture des anciens cimetières. |
Origine et histoire
Le cimetière Terre-Cabade, situé à Toulouse sur le coteau de Jolimont, est le plus grand de la ville avec 33 hectares. Il a été conçu en 1836 par l'architecte Urbain Vitry et inauguré en 1840, dans un style néo-égyptien inspiré de l'Égypte antique. Le portail monumental, encadré de deux obélisques en brique coiffés de pyramidions dorés, est accompagné de deux pavillons ornés de colonnes papyriformes. Ce cimetière a été créé pour remplacer les anciens cimetières catholiques de la rive droite, fermés par décret municipal en 1840.
Le nom Terre-Cabade provient probablement de l'occitan terra cavada (« terre excavée »), en référence aux anciennes carrières d'argile exploitées pour les briqueteries avant son aménagement. Le cimetière s'est progressivement agrandi au XIXe siècle, intégrant des extensions comme le cimetière de Salonique en 1915, nommé en hommage aux soldats français engagés dans l'expédition de Salonique pendant la Première Guerre mondiale. Une dernière extension, le cimetière d'Hérédia, a été ajoutée dans la deuxième moitié du XXe siècle.
Le site abrite environ 28 000 tombes et 20 000 caveaux, dont ceux de personnalités locales comme des généraux, des artistes et des hommes politiques. Parmi les monuments remarquables, on trouve des hommages aux victimes des guerres du XIXe et XXe siècles, comme le Monument du Souvenir français (1904) ou le Monument aux morts américains de la Première Guerre mondiale (1919). L'entrée principale, classée monument historique en 2019, a été rénovée en 2015.
Le cimetière est divisé en plusieurs sections, dont le cimetière ancien (1840) et le cimetière nouveau (1915), séparés par le chemin de Caillibens. Quatre entrées desservent le cimetière ancien, tandis que trois autres donnent accès au cimetière de Salonique. Le lieu est aussi un espace de recueillement, abritant la tombe d'Hélène Soutade, une figure populaire locale surnommée sainte Héléna, bien que non reconnue par l'Église.
Parmi les sépultures notables, on compte celles du général Philibert Collet, du sculpteur Aristide Bergès (dont le monument funéraire est classé), ou encore de l'inventeur du trapèze volant, Jules Léotard. Le cimetière reflète l'histoire toulousaine, mêlant patrimoine architectural, mémoire militaire et vie culturelle, depuis sa création au XIXe siècle jusqu'à ses extensions modernes.