Brevet initial d'Ernest Bollée 1868 (≈ 1868)
Première amélioration technique des éoliennes.
1885
Brevet définitif
Brevet définitif 1885 (≈ 1885)
Système à double turbine et orientation automatique.
1893
Installation à Amboise
Installation à Amboise 1893 (≈ 1893)
Mise en service au château de la Gabillère.
8 octobre 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 8 octobre 1991 (≈ 1991)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eolienne Bollée de type colonne, ainsi que la pompe et son abri (cad. AD 93) : inscription par arrêté du 8 octobre 1991
Personnages clés
Ernest Bollée - Ingénieur et inventeur
Créateur du système breveté en 1868.
M. Chambert - Propriétaire du château
Commanditaire de l'éolienne en 1893.
Auguste Bollée - Maître d'œuvre présumé
Associé à la réalisation technique.
Origine et histoire
L'éolienne Bollée de la Gabillère, installée en 1893 dans le parc du château de la Gabillère à Amboise, fut conçue pour alimenter le domaine en eau et irriguer ses jardins. Commandée par M. Chambert, propriétaire du château, elle illustre l’innovation technique de l’époque, avec une turbine double et un système d’orientation automatique breveté par Ernest Bollée en 1885. Son architecture combine une colonne creuse avec un escalier hélicoïdal et un entonnoir optimisant la capture du vent.
Classée monument historique en 1991, cette éolienne de type 1 (diamètre de 2,5 m) est l’une des rares à conserver l’intégralité de ses dispositifs originaux, à l’exception d’une hélice d’orientation. Elle symbolise l’adaptation des énergies renouvelables aux besoins domestiques et agricoles de la fin du XIXe siècle. Son abri maçonné, abritant la pompe et le puits, témoigne de son rôle fonctionnel dans la gestion hydraulique du parc.
L’éolienne s’inscrit dans le patrimoine industriel tourangeau, marqué par les inventions des Bollée, une famille d’ingénieurs locaux. Son emplacement, sur un plateau au sud d’Amboise près de la forêt, reflète une intégration paysagère typique des installations utilitaires de l’époque. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un exemple préservé des éoliennes Bollée, dont une cinquantaine subsistent en France.