Crédit photo : This illustrationwas made byPeter Potrowl. Please - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1901-1903
Construction initiale
Construction initiale
1901-1903 (≈ 1902)
Éolienne et château d'eau bâtis par la commune.
1911
Modernisation des cuves
Modernisation des cuves
1911 (≈ 1911)
Remplacement par des cuves en béton.
1923
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1923 (≈ 1923)
Pales en métal et machine Van Sante-Baëtens.
1980
Dégâts par tempête
Dégâts par tempête
1980 (≈ 1980)
Première restauration après intempéries.
1998
Tempête et arrêt définitif
Tempête et arrêt définitif
1998 (≈ 1998)
Fin de fonctionnement irréversible.
28 novembre 2011
Classement monument historique
Classement monument historique
28 novembre 2011 (≈ 2011)
Inscription de l'éolienne, château d'eau et lavoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'éolienne, avec son château d'eau et son lavoir (cad. A 380) : inscription par arrêté du 28 novembre 2011
Personnages clés
| Ludovic Sot - Architecte |
Concepteur de la tour en brique. |
| Henri David - Mécanicien |
Fournisseur du moulin hydraulique (Orléans). |
Origine et histoire
L'éolienne de Pargues, située dans le village du même nom dans l'Aube (région Grand Est), a été construite entre 1901 et 1903 pour alimenter en eau potable les abreuvoirs et le lavoir local. Conçue par l'architecte Ludovic Sot, elle se distinguait par sa tour carrée de 15 mètres en brique et pierre, surmontée à l'origine de pales en bois de 9,50 mètres de diamètre, faisant d'elle le plus grand modèle de France à l'époque. Son rendement atteignait 6 000 litres d'eau par heure, distribués vers un château d'eau et le lavoir situé à l'emplacement actuel de la salle des fêtes.
En 1923, le système fut entièrement modernisé : les pales en bois furent remplacées par une roue en acier de 4,50 mètres de diamètre, actionnée par une machine aermotor de la société belge Van Sante-Baëtens. Les cuves en béton, installées dès 1911, remplacèrent le réservoir initial. L'éolienne subira deux tempêtes majeures, en 1980 et 1998, cette dernière entraînant son arrêt définitif en raison de dégâts irréversibles. Malgré cela, l'ensemble (éolienne, château d'eau et lavoir) fut inscrit aux monuments historiques le 28 novembre 2011 pour son caractère technique et patrimonial exceptionnel.
Le moulin hydraulique, toujours en place, était l'œuvre du mécanicien Henri David d'Orléans. Il puisait l'eau d'une source profonde pour alimenter le réseau villageois. La construction reflétait une innovation technologique pour l'époque, alliant esthétique architecturale (décors de pierre et arcatures en brique) et performance industrielle. Aujourd'hui, le site témoigne de l'ingéniosité des systèmes d'adduction d'eau ruraux au début du XXe siècle, bien que son fonctionnement ait cessé.
Localisée au 3 bis rue de l'Orme, l'éolienne appartenait à la commune de Pargues (code Insee 10278). Son histoire illustre les défis techniques et climatiques auxquels étaient confrontées les infrastructures locales, ainsi que leur rôle central dans la vie quotidienne des habitants, notamment pour l'approvisionnement en eau et les activités collectives comme le lavoir.