Frise chronologique
1595
Première mention écrite
Première mention écrite
1595 (≈ 1595)
Premier document attestant de l'ermitage.
1605
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1605 (≈ 1605)
Chapelle édifiée par Claude Robin.
1836-1848
Restauration par Joseph-Elie Simonin
Restauration par Joseph-Elie Simonin
1836-1848 (≈ 1842)
Travaux majeurs durant son occupation.
1927
Achat par la famille Prost
Achat par la famille Prost
1927 (≈ 1927)
Restauration après dégradation.
1996
Rachat par l'association l'Ermitage
Rachat par l'association l'Ermitage
1996 (≈ 1996)
Valorisation du patrimoine.
29 juillet 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
29 juillet 1998 (≈ 1998)
Protection de l'ensemble du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments, en totalité, entrées de la terrasse principale, ensemble des murs de soutènements, dispositif d'alimentation en eau (cad. AB 406 à 408) : inscription par arrêté du 29 juillet 1998
Personnages clés
| Claude Robin - Noble commanditaire |
Fait construire la chapelle en 1605. |
| Joseph-Elie Simonin - Ermite et restaurateur |
Occupe et restaure l'ermitage (1836-1848). |
Origine et histoire
L’ermitage de Conliège est un ensemble religieux situé sur la commune de Conliège, dans le département du Jura, en Bourgogne-Franche-Comté. Construit au premier quart du XVIIe siècle, il occupe un emplacement remarquable sur le versant ensoleillé de la reculée de Revigny, offrant une vue dominante sur la vallée de la Vallière. Son histoire est marquée par des phases de construction, d’abandon et de restauration, reflétant son importance locale à travers les siècles.
Le premier document attestant de son existence date de 1595, mais c’est en 1605 que le noble Claude Robin fait ériger la chapelle en remerciement des services ecclésiastiques rendus par un ermite. Après la Révolution française, le site est loué par la commune mais tombe en ruine. Entre 1836 et 1848, l’ermite Joseph-Elie Simonin (1792-1856) l’occupe et entreprend d’importants travaux de restauration. Malgré ces efforts, l’ermitage se dégrade à nouveau avant d’être vendu en 1927 à la famille Prost, qui le restaure.
En 1996, l’association l'Ermitage acquiert le site pour le valoriser. L’ensemble, incluant les bâtiments, les terrasses et le système d’alimentation en eau, est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 29 juillet 1998. La chapelle, composée de deux travées voûtées, est flanquée d’une cuisine et d’une pièce voûtée surmontée d’un clocher-mur. Le logement, organisé en trois petites pièces, s’étend devant la chapelle, tandis qu’un bâtiment nord abritait deux pièces sur un cellier voûté.
Accessible par des sentiers, l’ermitage est établi sur une terrasse soutenue par des murs renforcés de contreforts, complétée par d’anciens jardins, une vigne et un dispositif d’adduction d’eau. Proche de la chapelle Saint-Étienne de Coldre et d’une enceinte protohistorique, il témoigne d’une occupation humaine continue et d’une spiritualité ancrée dans le paysage jurassien. Son état de conservation, bien que marqué par plusieurs restaurations, reste exceptionnel pour un ermitage de cette époque.
Aujourd’hui, l’ermitage de Conliège illustre à la fois l’architecture religieuse modeste du XVIIe siècle et les dynamiques de préservation patrimoniale contemporaines. Son inscription aux monuments historiques et sa gestion par une association locale soulignent son rôle culturel et historique dans la région.