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Ermitage de Saint-Pancrace à Grambois dans le Vaucluse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Ermitage Eglise romane

Ermitage de Saint-Pancrace

    Chemin de Saint-Pancrace84240 Grambois
Propriété privée
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Ermitage de Saint-Pancrace
Crédit photo : Thythy - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction de la chapelle primitive
XVIIe siècle
Construction de l'ermitage
1912
Réalisations des fresques du porche
13 mars 1995
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble constitué par la chapelle, l'ermitage accolé, le cimetière et les abords (cad. B 371 à 373) : inscription par arrêté du 13 mars 1995

Personnages clés

Georges Dufrenoy - Peintre Auteur de la fresque *Pietà* (1912).
Alfred Lombard - Peintre Auteur du *Sermon dans la montagne* (1912).
Pierre Girieud - Peintre Auteur de *L’Adoration des bergers* (1912).
Joachim Gasquet - Critique d’art A commenté la fresque *Pietà* de Dufrenoy.
Joséphine Bonnin - Défunte commémorée Pyramide funéraire dans le cimetière (XIXe).

Origine et histoire de l'Ermitage de Saint-Pancrace

L'ermitage de Saint-Pancrace, situé sur la commune de Grambois dans le Vaucluse, est un ancien édifice monacal inscrit aux monuments historiques. Construit au XVIIe siècle, il fut habité jusqu’à la Révolution française. La chapelle adjacente, datée du XIVe siècle, fut prolongée au XVIIIe siècle par un porche orné de fresques inspirées du Quattrocento. Ces fresques, réalisées en 1912, représentent une Pietà, un Sermon dans la montagne et une Adoration des bergers et des rois, signées par les artistes Georges Dufrenoy, Alfred Lombard et Pierre Girieud.

Le site comprend également un cimetière du XIXe siècle, entouré de cyprès, abritant cinq mausolées familiaux, dont une pyramide de six mètres dédiée à Joséphine Bonnin, décédée à 28 ans. Les poèmes gravés sur ses faces, aujourd’hui partiellement effacés, lui rendaient hommage. L’ensemble (chapelle, ermitage, cimetière et abords) a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 13 mars 1995, bien que le site reste une propriété privée non ouverte au public.

Architecturalement, la chapelle se compose de quatre travées terminées par un chevet plat, avec des chapelles latérales aménagées dans d’anciennes arcades aveugles. Le porche, voûté d’arêtes, précède l’entrée et abrite les fresques les plus remarquables. Le corps de logis de l’ermitage, accolé au mur sud, comprend un rez-de-chaussée voûté en berceau et un étage desservi par un escalier en équerre. Le clocher, de type mur, surplombe l’arc triomphal.

Les fresques du narthex, datées de 1912, illustrent des scènes religieuses dramatiques, comme la Pietà de Dufrenoy, décrite par le critique Joachim Gasquet comme une œuvre d’une « intensité dramatique » évoquant le Tintoret ou Beethoven. La fresque centrale, Le Sermon dans la montagne d’Alfred Lombard, met en scène un Christ enseignant un public diversifié, tandis que L’Adoration des bergers et des rois de Pierre Girieud déploie une palette colorée dans un paysage exotique, malgré des lacunes dues à l’érosion.

Le cimetière, situé à l’est, est ceint d’un enclos carré planté de cyprès. Il abrite les sépultures des familles Bonnin, Bec et Fitch-Douglas, marquées par des mausolées sculptés par des artistes marseillais. La pyramide funéraire de Joséphine Bonnin, filleule de Joseph Bonnin, domine l’espace. Les poèmes gravés sur ses faces, aujourd’hui illisibles, témoignaient de l’affection portée à cette jeune femme décédée prématurément à Genève.

L’ermitage et sa chapelle, remaniés à plusieurs reprises, reflètent une histoire complexe, mêlant dévolution religieuse, art sacré et mémoire familiale. Leur classement en 1995 souligne leur valeur patrimoniale, bien que leur accès reste réservé. Les sources historiques, comme les dictionnaires de Jules Courtet (1876) et Robert Bailly (1986), ainsi que les bases Mérimée et Clochers de France, documentent leur évolution architecturale et leur ancrage dans le paysage provençal.

Liens externes

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