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Ermitage de Saint-Valbert en Haute-Saône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Ermitage

Ermitage de Saint-Valbert

    Le Fays
    70300 Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
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Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert
Ermitage de Saint-Valbert

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1700
1800
1900
2000
vers 620
Retraite de Valbert
vers 625
Fondation de Faremoutiers
629-670
Abbatiat de Valbert
2 mai 670
Mort de saint Valbert
1789
Vente comme bien national
1960
Restauration du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Valbert (ou Waldebert) - Abbé de Luxeuil et ermite Fonda l’ermitage au VIIᵉ siècle.
Saint Eustaise - Prédécesseur de Valbert Abbé de Luxeuil avant Valbert.
Adson de Montier-en-Der - Moine chroniqueur A décrit la vie de Valbert (Xᵉ siècle).
Cardinal Mathieu - Archevêque de Besançon Racheta l’ermitage en 1843.
Dr. Gilles Cugnier - Président des *Amis de Saint-Colomban* Dirigea la restauration (à partir de 1960).

Origine et histoire

L’ermitage de Saint-Valbert, situé dans la forêt de Haute-Saône près de Luxeuil-les-Bains, trouve son origine au VIIe siècle avec Valbert, jeune seigneur franc de la tribu des Sicambres. Né vers 595 près de Meaux, Valbert renonça à ses richesses pour se retirer dans une grotte creusée dans le grès, à une lieue de l’abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de Luxeuil. Il y mena une vie d’anachorète, marquée par la prière et la méditation, avant de participer à la fondation du monastère de Faremoutiers (vers 625) puis de succéder à saint Eustaise comme abbé de Luxeuil, où il introduisit la règle bénédictine.

La grotte, transformée en lieu de pèlerinage dès le Moyen Âge, attirait des milliers de fidèles selon les récits du Xe siècle. Les moines de Luxeuil l’entretinrent jusqu’à la Révolution, date à laquelle l’ermitage fut vendu comme bien national. Au XIXe siècle, le cardinal Mathieu le racheta pour le confier à l’école ecclésiastique de Luxeuil. Après des décennies de dégradation (notamment après la loi de 1905), le site fut restauré à partir de 1960 par l’association Les Amis de Saint-Colomban, redevenant un lieu de prière et de visite.

L’ermitage conserve aujourd’hui sa grotte originelle, une chapelle, des jardins à la française, et une carrière médiévale. Classé Monument historique en 1914 puis en 1943, il témoigne de la spiritualité mérovingienne et de l’influence de l’abbaye de Luxeuil, métropole monastique sous Valbert. Le site, ouvert au public, perpétue aussi des légendes locales, comme celle de la Roche du Diable, liée à des combats symboliques entre le saint et les forces maléfiques.

Saint Valbert (ou Waldebert), mort le 2 mai 670, fut canonisé pour son rôle dans l’expansion du monachisme en Europe. Son tombeau à Luxeuil devint un objet de vénération, associé à des miracles comme la préservation de l’église Saint-Martin lors des invasions du VIIIe siècle. L’ermitage, bien que modeste, illustre ainsi l’héritage des saints colombaniens et leur rayonnement dans l’Est de la France.

Architecturalement, le site allie nature et constructions humaines : la grotte, creusée dans un banc de grès rouge, domine une source réputée miraculeuse. Les aménagements des XVIIIe et XIXe siècles (bassin ovale, auberge saisonnière) reflètent son évolution en lieu de recueillement. Aujourd’hui, l’ermitage attire pèlerins et touristes, tout en restant un symbole de la foi et de l’ascétisme médiéval en Bourgogne-Franche-Comté.

Liens externes