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Ermitage

    3 Ermitage
    70300 Fougerolles-Saint-Valbert
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Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 629
Retraite de Valbert
1563
Construction bâtiment d’accès
1757-1758
Réaménagement du site
1843
Rachat par l’archevêque
1905
Dégradation post-séparation
1914
Classement monument historique
1961-1963
Restauration et reconstruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La grotte et la fontaine : classement par arrêté du 8 juin 1914

Personnages clés

Valbert de Luxeuil (vers 595-668) - Ermite et saint local Fonda le site en s’y retirant.
Dom Guillaume de Queuve - Sacristain de Luxeuil Construisit l’accès à la grotte (1563).
Archevêque de Besançon (1843) - Acquéreur du site Rachète l’ermitage pour le séminaire.
Association des amis de Saint-Colomban - Restaurateurs (XXe siècle) Mène les travaux à partir de 1961.

Origine et histoire

L'ermitage de Saint-Valbert trouve son origine dans la vie de Valbert de Luxeuil (vers 595-668), fils d’un vicomte de Meaux devenu moine. Vers 629, après avoir dirigé l’abbaye de Luxeuil, il se retire dans une grotte proche, aujourd’hui située à 4 km au nord de Saint-Valbert. Ce lieu, doté d’une source, devient un ermitage puis un site de pèlerinage après sa mort. Au XVIe siècle, Dom Guillaume de Queuve, sacristain de Luxeuil, y construit un petit bâtiment d’accès pour faciliter les visites des fidèles.

Au XVIIIe siècle, le site est profondément réaménagé : une chapelle (1757), un bâtiment pour pèlerins, une entrée monumentale autour de la source (1758), et des jardins à la française sont ajoutés sous l’égide des moines de Luxeuil. La Révolution française entraîne sa vente à des industriels locaux. Rachété en 1843 par l’archevêque de Besançon, puis cédé au petit séminaire de Luxeuil, l’ermitage se dégrade après la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Sa restauration débute en 1961 par l’association des amis de Saint-Colomban.

Le site comprend aujourd’hui la grotte originelle sous un rocher, une source à entrée monumentale, une chapelle reconstruite en 1963 (à l’emplacement d’un édifice du XVIIIe siècle), et une auberge moderne pour les visiteurs. Classé monument historique en 1914 pour sa grotte et sa fontaine, il conserve aussi les vestiges d’un bâtiment du XVIe siècle et un calvaire offert par une famille. Une carrière de grès et une réserve alimentaire creusée rappellent son usage passé.

L’ermitage illustre la continuité d’un culte local lié à Saint-Valbert, mêlant histoire monastique, architecture religieuse et traditions populaires. Son évolution reflète les bouleversements politiques (Rvolution, séparation Église-État) et les efforts de préservation patrimoniale au XXe siècle.

Liens externes