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Ermitage Saint-Antoine de Galamus à Saint-Paul-de-Fenouillet dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine religieux Ermitage

Ermitage Saint-Antoine de Galamus

  • Ermitage Saint-Antoine de Galamus
  • 66220 Saint-Paul-de-Fenouillet
66220 Saint-Paul-de-Fenouillet, Ermitage Saint-Antoine de Galamus

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Première mention écrite
1782
Fin de l'épidémie de suette
1821
Description par Cervini et Melling
1843
Réhabilitation par le père Chiron
1927
Classement des gorges de Galamus
1988
Béatification de Francisco Palau
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Marie-Joseph Chiron (Père Marie) - Moine franciscain et restaurateur Réhabilite l'ermitage en 1843.
Francisco Palau y Quer - Religieux béatifié en 1988 Reliques conservées sur place.
Joseph Antoine Cervini et Antoine Ignace Melling - Voyageurs du XIXe siècle Auteurs d’une description élogieuse en 1821.

Origine et histoire de l'Ermitage Saint-Antoine de Galamus

L’ermitage Saint-Antoine de Galamus est un lieu de culte et de retraite spirituelle aménagé dans une grotte des gorges de Galamus, près de Saint-Paul-de-Fenouillet, dans les Pyrénées-Orientales. Bien que probablement fréquenté bien avant, sa première mention écrite date du XVe siècle, lorsque des moines franciscains y établissent une chapelle et un ermitage. Le site, situé à 376 mètres d’altitude, domine les gorges creusées par l’Agly, un cadre spectaculaire classé depuis 1927 pour sa beauté naturelle.

Au XVIIIe siècle, l’ermitage est associé à un événement marquant : en 1782, la fin d’une épidémie de suette frappant Saint-Paul-de-Fenouillet est attribuée à l’intercession de saint Antoine. Après la Révolution, le site tombe en désuétude jusqu’à sa réhabilitation en 1843 par le père Marie-Joseph Chiron, un moine franciscain. Ce dernier, connu pour avoir créé le calvaire du Montoulon à Privas, y vit plusieurs années et redonne au lieu sa vocation religieuse.

Avant sa restauration, l’ermitage est décrit en 1821 par les voyageurs Joseph Antoine Cervini et Antoine Ignace Melling comme « la plus belle merveille du Roussillon ». Le site abritait autrefois des reliques prestigieuses, dont des fragments de la Sainte-Croix, de sainte Victoire, et plus tard celles du père Francisco Palau y Quer, béatifié en 1988. Aujourd’hui, il reste un lieu de pèlerinage traditionnel, notamment les lundis de Pâques et de Pentecôte.

L’ermitage a également marqué la culture populaire en servant de décor à deux films : Chine ma douleur (1989) de Dai Sijie, primé au festival Jean-Vigo, et La Neuvième Porte (1998) de Roman Polanski. Ces apparitions cinématographiques ont contribué à sa renommée bien au-delà de la région Occitanie.

Liens externes

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