Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du bâtiment des voyageurs, de la remise à voitures et de la halle des marchandises de la gare située au hameau de Lexos, en bordure de la route départementale 958 (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 11 juillet 2007
Personnages clés
Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) - Exploitant historique
Constructeur et gestionnaire initial de la gare.
Architecte Tanzi - Concepteur du bâtiment
Auteur des plans approuvés en 1865.
Origine et histoire
La gare de Lexos, située dans le hameau éponyme sur la commune de Varen (Tarn-et-Garonne, Occitanie), fut construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle comme un carrefour stratégique du réseau ferroviaire. Mise en service le 30 août 1858 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), elle reliait initialement Montauban à Capdenac, avant d’être connectée à Toulouse en 1864. Son bâtiment voyageurs, de style néo-classique inspiré du XVIIe siècle, se distingue par sa symétrie, ses façades en brique et pierre, et ses décors soignés côté cour, contrastant avec une simplicité linéaire côté quais. La gare devint un pôle majeur pour le fret (sidérurgie, carrières de Lexos) et les voyageurs, employant des dizaines de cheminots jusqu’aux années 1940.
Le déclin de Lexos débuta avec l’ouverture de nouvelles lignes vers Paris dans les années 1880, réduisant son importance. Le chantier de la gare, étalé entre 1858 et 1883, vit d’abord un bâtiment provisoire en planches (démonté en 1870), remplacé par l’édifice actuel, conçu par l’architecte Tanzi. Le site inclut aussi une halle à marchandises et une remise à voitures. Classée monument historique en 2007 grâce à l’action de la commune de Varen — évitant une démolition projetée par la SNCF en 2006 —, la gare symbolise aujourd’hui l’âge d’or ferroviaire de la région. Désaffectée en partie, elle reste une halte TER Occitanie, avec une fréquentation passant de 4 720 voyageurs en 2014 à 16 520 en 2023.
Architecturalement, la gare de Lexos illustre l’ambition des compagnies ferroviaires du XIXe siècle. Son corps central à étage, encadré d’ailes basses, reprend des codes classiques (pilastres bossagés, arcs segmentaires à clés diamantées), tandis que sa monumentalité reflète son statut passé de carrefour entre les lignes Montauban-Lexos, Carmaux-Vindrac, et Brive-Capdenac-Toulouse. La fermeture de la ligne Lexos-Montauban et la désindustrialisation ont progressivement marginalisé le site, mais son inscription protège désormais un patrimoine emblématique de la prospérité sidérurgique et minière locale, liée aux bassins d’Aubin et Decazeville.
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