Construction de la villa Ier siècle (≈ 150)
Édification de la villa gallo-romaine attribuée à la Séquanie.
1991-1995
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1991-1995 (≈ 1993)
Fouilles au Pré-Guillemin révélant des bâtiments et objets gallo-romains.
12 février 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 12 février 2002 (≈ 2002)
Inscription officielle des vestiges aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges (cad. ZC 110, 111, 113, 114, 117) : inscription par arrêté du 12 février 2002
Personnages clés
Gérald Barbet
Archéologue ayant étudié et publié sur l'établissement rural.
Philippe Gandel
Archéologue ayant contribué à l'étude du site.
Jean-Léon Gérôme
Musée de Vesoul exposant des objets trouvés sur le site.
Origine et histoire de l'Établissement rural gallo-romain
Les vestiges gallo-romains du Pré-Guillemin, à Chassey‑lès‑Montbozon (Haute‑Saône), sont connus depuis le XIXe siècle. Des fouilles archéologiques ont été menées entre 1991 et 1995 au lieu‑dit Le Pré‑Guillemin, à l’est du village, et ont mis au jour des bâtiments dispersés sur une étendue rurale de 30 à 40 hectares dans la vallée de l’Ognon. Le plan de l’ensemble est complexe et se différencie des établissements ruraux gallo‑romains connus dans la région. Il s’agit d’une villa ou d’un établissement rural attribué à la Séquanie et daté aux environs du Ier siècle, inscrit aux monuments historiques depuis le 12 février 2002. La villa, d’une superficie de 8 900 m², est construite en U autour d’une cour péristyle et fermée par un long bassin de 10 × 60 m, profond de 90 cm. Elle comprend de nombreuses pièces de tailles très variables, de 14 à plus de 120 m², dont certaines étaient chauffées par hypocauste. La fonction précise du grand bâtiment principal en U reste indéterminée. Les fouilles ont livré divers éléments architecturaux et objets — tuiles, fontaine, systèmes de chauffage, céramiques, mosaïque et autres découvertes — dont plusieurs sont exposés au musée d’art gallo‑romain Jean‑Léon Gérôme de Vesoul. L’établissement a fait l’objet d’études publiées, notamment par Gérald Barbet et Philippe Gandel.