Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation templière
Fondation templière
XIIe siècle (≈ 1250)
Création de l’établissement dépendant d’Argentens
1260
Donation des Savignac
Donation des Savignac
1260 (≈ 1260)
Bertrand et Folquet cèdent droits à Bernard Guilhem
5 octobre 1283
Accord de paréage
Accord de paréage
5 octobre 1283 (≈ 1283)
Partage des droits avec Mathe d’Albret
1315
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1315 (≈ 1315)
Transfert après dissolution des Templiers
XVIe siècle
Guerres de Religion
Guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Destructions et vente-rachats successifs
30 mai 2006
Protection MH
Protection MH
30 mai 2006 (≈ 2006)
Inscription comme monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien établissement formé de l'église Saint-Jean-Baptiste, de l'ancien logis, du sol de l'ancienne cour intérieure (qu'ils délimitent au sud et à l'ouest) et de l'ancien pigeonnier (cad. V 420, 161) : inscription par arrêté du 30 mai 2006
Personnages clés
| Arnaud Sanz - Seigneur local |
Cède droits au XIIe siècle |
| Folquet du Puy - Seigneur local |
Donateur au profit d’Argentens |
| Mathe d'Albret - Tutrice des héritières |
Conteste la juridiction templière |
| Pierre de Sombrun - Commandeur d’Argentens |
Négocie le paréage de 1283 |
| Jeanne de Navarre - Acquéreuse en 1563 |
Achète la commanderie temporairement |
| Bernard Guilhem d'Aspet - Commandeur d’Argentens |
Bénéficiaire de la donation de 1260 |
Origine et histoire
La commanderie de Puy Fort Éguille, située à 7 km au sud-est de Nérac dans le Lot-et-Garonne, fut d’abord un établissement templier dépendant de la commanderie d’Argentens. Fondée aux XIIe-XIIIe siècles, elle devint une possession des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem après 1315. Le site regroupait une église Saint-Jean-Baptiste (XIIe siècle), un logis (XIIIe siècle) et des communs organisés en U, dont seul le pigeonnier subsiste aujourd’hui.
Entre le XIIe et le XIIIe siècle, des seigneurs locaux (Arnaud Sanz, Folquet du Puy, Armand d’Arricalau) cédèrent leurs droits sur Puy-Fort-Éguille à la commanderie d’Argentens. En 1260, les chevaliers Bertrand et Folquet de Savignac renforcèrent ces droits par une donation au commandeur Bernard Guilhem d’Aspet. Cependant, la juridiction templière fut contestée par Mathe d’Albret, tutrice des héritières d’Amanieu VI d’Albret, aboutissant à un accord de paréage en 1283 partageant les droits entre les Albret et la commanderie.
Au XVIe siècle, Puy-Fort-Éguille fut vendu puis racheté par les Hospitaliers, avant d’être endommagé pendant les guerres de Religion. En ruines en 1650, le site fut partiellement restauré au XVIIe siècle. L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 2006, témoigne de la présence successive des Templiers, Hospitaliers et Chevaliers de Malte en Néracais.
Les conflits persistants avec les Albret, comme l’occupation par le sénéchal d’Agenais en 1327, illustrent les tensions féodales locales. Malgré ces rivalités, la commanderie conserva son rôle religieux et économique jusqu’à sa déclin aux temps modernes, marqué par les destructions protestantes et les aliénations de biens ecclésiastiques sous Henri II.