Établissement templier de Puy Fort Éguille à Nérac dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine Templier

Établissement templier de Puy Fort Éguille

  • L'Église
  • 47600 Nérac
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Établissement templier de Puy Fort Éguille
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1260
Donations supplémentaires
5 octobre 1283
Paréage signé
1315
Transfert aux Hospitaliers
XVIe siècle
Attaques protestantes
XVIIe siècle
Restauration des bâtiments
30 mai 2006
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien établissement formé de l'église Saint-Jean-Baptiste, de l'ancien logis, du sol de l'ancienne cour intérieure (qu'ils délimitent au sud et à l'ouest) et de l'ancien pigeonnier (cad. V 420, 161) : inscription par arrêté du 30 mai 2006

Personnages clés

Amanieu VII d'Albret Seigneur ayant reconnu tenir Puy-Fort-Éguille du roi d'Angleterre en 1286.
Jeanne de Navarre Acheteuse de la maison de Puy-Fort-Éguille en 1563.

Origine et histoire de l'Établissement templier

L'ancien établissement templier de Puy Fort Éguille se situe dans le hameau du même nom, à environ 7 km au sud‑est de Nérac (Lot‑et‑Garonne). Il dépendait de la commanderie d'Argentens et se compose d'une église Saint‑Jean‑Baptiste du XIIe siècle, d'un logis du XIIIe siècle et d'un pigeonnier, dernier vestige des communs disposés en U. À la fin du XIIe siècle, les seigneurs locaux se dessaisirent de leurs droits et du dîmaire au profit d'Argentens, et en 1260 de nouvelles donations renforcèrent la position de la commanderie. Un litige de juridiction opposa ensuite la commanderie aux seigneurs d'Albret : un paréage du 5 octobre 1283 répartit la haute, moyenne et basse justice entre les héritières de Bernard Ezi et la commanderie d'Argentens. En 1286, Amanieu VII d'Albret reconnut tenir Puy‑Fort‑Éguille du roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine. Malgré le paréage, les prétentions des Albret se poursuivirent et, en 1327, le sénéchal de l'Agenais occupa brièvement le site avant de le rendre au commandeur hospitalier d'Argentens, la commanderie ayant été dévolue à l'ordre de Saint‑Jean de Jérusalem depuis 1315. Au XVIe siècle, Nérac passa sous contrôle protestant et l'établissement dut subir des attaques ; un procès‑verbal de visite de 1650 signale l'ensemble en ruines. En 1563, pour contribuer au paiement prévu par l'édit d'aliénation des biens ecclésiastiques, le prieur de Toulouse vendit la maison de Puy‑Fort‑Éguille avec pacte de rachat ; elle fut achetée par Jeanne de Navarre, puis rachetée un an plus tard par le commandeur d'Argentens. En 1599, la juridiction de Puy‑Fort‑Éguille appartenait entièrement au commandeur d'Argentens. Des travaux de restauration furent entrepris au XVIIe siècle pour réparer les bâtiments endommagés lors des Guerres de religion. L'ensemble témoigne de la présence successive des Templiers, des Hospitaliers et des chevaliers de Malte dans le Néracais. La commanderie a été inscrite au titre des monuments historiques le 30 mai 2006.

Liens externes