Décision de construction 1911 (≈ 1911)
La ville lance le projet des bains.
1912-1918
Interruption des travaux
Interruption des travaux 1912-1918 (≈ 1915)
Chantier stoppé par la Première Guerre.
1925
Inauguration et vitraux
Inauguration et vitraux 1925 (≈ 1925)
Ouverture avec vitraux d’Ehrismann.
2008
Classement monument historique
Classement monument historique 2008 (≈ 2008)
Protection intégrale du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'établissement des bains en totalité, y compris les éléments immeubles par destination, les boiseries, ferronneries, vitraux, luminaires, les sols, les dispositifs techniques et tout autre élément de second oeuvre, ainsi que la chaudière à vapeur et le bâtiment annexe qui l'abrite avec sa cheminée (cad. KO 14) : inscription par arrêté du 21 février 2008
Personnages clés
Maurice Baumeister - Architecte municipal
Concepteur du projet en 1911.
Joseph Ehrismann - Peintre-verrier
Auteur des vitraux en 1925.
J. Keller - Ingénieur collaborateur
Associé à Baumeister pour la structure.
Origine et histoire des Bains municipaux
Les bains municipaux de Mulhouse, situés au 7 rue Pierre-et-Marie-Curie, ont été conçus en 1911 par l’architecte Maurice Baumeister pour répondre aux besoins hygiéniques et sociaux de la ville. Les travaux, débutés en 1912, furent interrompus par la Première Guerre mondiale, retardant l’inauguration jusqu’en 1925. L’établissement comprenait deux bassins de natation, des cabines avec baignoires, et des bains romains au premier étage, équipés de vitraux créés par Joseph Ehrismann en 1925.
La structure en béton, réalisée par le bureau d’ingénieurs Zublin de Strasbourg, intégrait des innovations techniques comme un réseau d’adduction d’eau et une chaudière à vapeur, toujours conservés. Ces bains s’inscrivaient dans une politique municipale plus large, Mulhouse comptant trois autres établissements similaires dans des quartiers ouvriers, reflétant l’importance accordée à l’hygiène publique au début du XXe siècle.
Classé monument historique en 2008, le bâtiment protège l’intégralité de ses éléments d’origine : boiseries, ferronneries, vitraux, luminaires, sols, ainsi que la chaudière et son bâtiment annexe. Cette protection souligne la valeur patrimoniale d’un édifice alliant utilité sociale, architecture industrielle et art verrier, caractéristique de l’urbanisme mulhousien de l’entre-deux-guerres.
Le projet initial, porté par Maurice Baumeister et l’ingénieur J. Keller, illustre l’influence des modèles allemands dans l’Alsace de l’époque, alors sous administration impériale avant son retour à la France. Les vitraux d’Ehrismann, typiques de l’art régional, ajoutent une dimension esthétique à un espace conçu pour démocratiser l’accès aux soins corporels et aux loisirs aquatiques.