Création du Parc naturel régional 1974 (≈ 1974)
Fondation du Parc des Boucles de la Seine Normande.
1975
Dépôt initial d'objets
Dépôt initial d'objets 1975 (≈ 1975)
7 000 objets déposés par M. et Mme Dubois.
1990
Acquisition du fonds oral
Acquisition du fonds oral 1990 (≈ 1990)
100 cassettes audio acquises auprès de Jean Delahaye.
2000
Dépôt du fonds textile
Dépôt du fonds textile 2000 (≈ 2000)
410 pièces textiles déposées par Mauricette Delahaye.
2001
Acquisition définitive du dépôt Dubois
Acquisition définitive du dépôt Dubois 2001 (≈ 2001)
Les objets deviennent propriété du Parc.
2013
Nouveau projet scientifique
Nouveau projet scientifique 2013 (≈ 2013)
Recentrage sur le monde du travail.
2016
Collecte sur les usines
Collecte sur les usines 2016 (≈ 2016)
Témoignages sur les travailleurs des bords de Seine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guy Dubois et son épouse - Donateurs initiaux
Dépôt de 7 000 objets en 1975.
Jean Delahaye - Collecteur de mémoire orale
Fonds de 100 cassettes audio en 1990.
Mauricette Delahaye - Donatrice du fonds textile
Dépôt de 410 pièces en 2000.
Origine et histoire
L’Ethnothèque, Musée des Boucles de la Seine Normande, a été créée dans le cadre du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, fondé en 1974. Ce parc regroupe des communes riveraines de la Seine, de Rouen à l’estuaire, et couvre des zones comme le Pays de Caux et le plateau du Roumois. Dès 1975, la collection s’enrichit grâce à un dépôt de 7 000 objets liés à la vie quotidienne et aux métiers traditionnels, offert par M. et Mme Guy Dubois. Ces objets, initialement en dépôt, furent acquis définitivement en 2001 avec l’aide du FRAM, devenant ainsi propriété du Parc.
Dans les années 1970, le Parc lance une campagne de collectage oral, complétée en 1990 par l’acquisition d’un fonds de mémoire orale de 100 cassettes audio auprès de M. Jean Delahaye. En 2000, Mme Mauricette Delahaye dépose un fonds textile de 410 pièces. La collection, qui compte aujourd’hui plus de 12 000 objets, documents et témoignages, couvre des thèmes comme l’artisanat rural, la navigation, les traditions populaires et la proto-industrie en ex-Haute-Normandie. Elle inclut aussi des archives sonores, des textiles, des outils et des photographies.
Le musée axe sa recherche sur le monde du travail, notamment après un projet scientifique et culturel mené en 2013. En 2016, une collecte exceptionnelle a documenté la vie des ouvriers des usines bordant la Seine, entre Rives-en-Seine et Duclair. La collection est exposée dans les écomusées du Roumois et lors d’expositions temporaires à la Maison du Parc, à Notre-Dame-de-Bliquetuit. Elle illustre des métiers disparus comme ceux de charron, forgeron ou tisserand, ainsi que des aspects de la vie fluviale, agricole et domestique.
Le fonds comprend également 400 heures de témoignages oraux, enrichis annuellement par des collectes thématiques. Ces archives documentent les traditions orales, les rituels festifs, les savoir-faire artisanaux et les connaissances liées à la nature. Le musée, labellisé Musée de France, conserve aussi une photothèque de cartes postales anciennes et de clichés, ainsi qu’une collection d’objets liés aux rites populaires, comme des claquoirs ou des bouquets de moisson.