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Ancienne abbaye de Marcheroux à Beaumont-les-Nonains dans l'Oise

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Oise

Ancienne abbaye de Marcheroux

    Marcheroux 
    60390 Beaumont-les-Nonains
Abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Ancienne abbaye de Marcheroux
Crédit photo : Chatsam - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1122
Fondation par Ulric
1145
Transfert à Marcheroux
1147
Confirmation pontificale
1536
Consécration de la nouvelle abbatiale
1615
Effondrement de l’abbatiale
1727
Régime de la commende
1995
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise abbatiale ; portail du XVIIIe siècle de l'abbaye ; vestiges du logis conventuel du XVIIe siècle ; sols archéologiques de l'enclos monastique (cad. A 47, 117, 118) : inscription par arrêté du 9 novembre 1995

Personnages clés

Ulric - Fondateur de l’abbaye Disciple de saint Norbert, installa la communauté.
Ansculphe de Sénots - Seigneur donateur Offrit les terres de Marcheroux et Beaumont.
Guyard - Descendant d’Ansculphe Ravagea l’abbaye à la fin du XIIe siècle.
Servais de Lairuelz - Réformateur prémontré Initiateur de la *primitive rigueur* adoptée en 1668.

Origine et histoire

L’abbaye Saint-Nicolas de Marcheroux fut fondée en 1122 par Ulric, disciple de saint Norbert de Xanten, fondateur de l’ordre des Prémontrés. Initialement installée à Jouy-la-Grange (actuelle Beaumont-lès-Nonains), elle fut transférée vers 1145 sur le site de Marcheroux, à 5 km, grâce à une donation d’Ansculphe de Sénots. Un bref pontifical de 1147 confirma cette installation, plaçant l’abbaye sous la tutelle de l’abbaye Saint-Josse de Dommartin. Le nom Marcheroux pourrait évoquer un lieu marécageux (Marchasium Radulphi) ou une frontière associée à un certain Radulf. Ansculphe offrit aussi la ferme de Beaumont, où Ulric établit un couvent de religieuses, détruit en 1192 mais actif jusqu’au XIIIe siècle.

L’abbaye connut des périodes troubles : ravagée à la fin du XIIe siècle par Guyard, descendant d’Ansculphe, puis lors du siège anglais vers 1430, elle resta en ruines jusqu’au XVIe siècle. Une nouvelle abbatiale, consacrée en 1536, s’effondra en 1615. La communauté adopta en 1668 la réforme de la primitive rigueur, initiée par Servais de Lairuelz. Sous le régime de la commende (instauré en 1727), ses revenus restèrent modestes (1 600 livres/an), bien inférieurs à ceux d’abbayes voisines comme Froidmont. À la Révolution, seuls sept moines y vivaient ; les bâtiments furent vendus comme exploitation agricole, et l’église, privée de ses voûtes, devint une grange au XIXe siècle.

Aujourd’hui, l’abbatiale conserve son chœur et son abside du XIIIe siècle, tandis que la nef et la façade, reconstruites vers 1710, témoignent de l’époque moderne. Du logis conventuel du XVIIe siècle, il ne reste qu’un pan de mur, et le portail du XVIIIe siècle (dont le fronton s’est récemment écroulé) marque l’entrée. L’ensemble, incluant les sols archéologiques, est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1995. Une partie du mobilier a été préservée : seize stalles en bois (1716), deux autels et leurs retables, aujourd’hui dans l’église de La Houssoye, ainsi que des parements d’autel du XVIIIe siècle à Montjavoult, classés comme objets historiques.

Liens externes