Premier bâtiment mentionné 1841 (≈ 1841)
Registre des propriétés : « Maison du sieur Laballe »
1865
Fondation de la poterie
Fondation de la poterie 1865 (≈ 1865)
Demande de création par Pierre Laballe
1942
Fermeture de l'atelier
Fermeture de l'atelier 1942 (≈ 1942)
Décès de Joseph Laballe, fin de l'activité
1991
Restauration et musée
Restauration et musée 1991 (≈ 1991)
Création du musée par l’association *Les terres vernissées*
29 mars 2005
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 29 mars 2005 (≈ 2005)
Protection totale (poterie, habitat, four, jardin)
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne poterie en totalité, avec son habitat, son four de potier et le jardin (cad. AI 295, 294, 293) : classement par arrêté du 29 mars 2005
Personnages clés
Pierre Laballe - Fondateur de la poterie
Créateur de l’atelier en 1865
Joseph Laballe - Dernier potier actif
Fils de Pierre, activité jusqu’en 1942
Origine et histoire
L’ancienne poterie Laballe, située à Cox en Occitanie, est un exemple typique de maison-bloc du 3e quart du XIXe siècle, où habitation et atelier de production étaient regroupés sous un même toit. Construite en brique crue sur un soubassement de pierre, elle illustre une architecture utilitaire propre aux potiers de la région. Ses façades enduites (sauf au sud), ses murs intérieurs laissés apparents dans l’atelier, et sa charpente visible dans le chai et le four témoignent de techniques constructives locales. Le bâtiment résulte d’un agrandissement autour d’un noyau initial, avec adjonction d’un chai à l’ouest et des espaces de poterie au sud.
L’atelier, fondé en 1865 par Pierre Laballe après une première mention d’un bâtiment en 1841, fut actif jusqu’en 1942, date du décès de son fils Joseph Laballe. Dernier atelier entièrement préservé à Cox – un centre potier majeur depuis l’époque moderne –, il fut restauré dans les années 1990 par l’association Les terres vernissées de Cox. Classé Monument Historique en 2005, le site abrite aujourd’hui un musée retraçant cinq siècles de production potière locale, avec un évier réemployé d’une autre maison coxienne pour sa muséographie.
La poterie Laballe incarne l’héritage artisanal de Cox, où la terre cuite était une ressource économique clé. Son plan fonctionnel, ses murs en arête de poisson près du four, et sa toiture à trois pentes débordantes reflètent une adaptation pragmatique aux besoins de la production. La transmission familiale (Pierre puis Joseph Laballe) et la cessation d’activité en 1942 marquent la fin d’une ère pré-industrielle, avant sa renaissance patrimoniale comme musée géré par un établissement public communal.
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