Première mention du moulin 1548 (≈ 1548)
Bâtiment attesté comme moulin à huile.
1758
Bail du moulin à eau
Bail du moulin à eau 1758 (≈ 1758)
Activités : huile et blanchiment de toiles.
1820
Installation des étuves à garance
Installation des étuves à garance 1820 (≈ 1820)
Quatre bâtiments décrits dans un acte.
1863
Construction de la halle de séchage
Construction de la halle de séchage 1863 (≈ 1863)
Agrandissement du site industriel.
1920
Conversion à l’ocre
Conversion à l’ocre 1920 (≈ 1920)
Fin de la production de garance.
1935
Arrêt définitif de l’activité
Arrêt définitif de l’activité 1935 (≈ 1935)
Fermeture de l’usine d’ocre.
2016
Classement monument historique
Classement monument historique 2016 (≈ 2016)
Protection des bâtiments et équipements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les parties suivantes de l'ancienne fabrique, dite moulin des Gaffins : le bâtiment des étuves, y compris le passage couvert en rez-de-chaussée et la galerie de circulation au premier étage ; le bief maçonné ; le bâtiment des meules ; la halle (cad. A 460, 499), telles que représentées en hachuré vert sur le plan annexé : inscription par arrêté du 26 septembre 2016
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur nommé.
Origine et histoire
Le moulin des Gaffins, mentionné dès 1548, était initialement dédié à la production d’huile et au blanchiment de toiles. Un bail de 1758 confirme son usage comme moulin à eau, avant que des étuves à garance n’y soient installées en 1820. Quatre bâtiments sont alors décrits : deux étuves en pisé, un moulin à six meules, et une habitation pour le contre-maître. Le site se spécialise dans la teinture de garance, utilisée par l’armée française jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Au XIXe siècle, le domaine s’agrandit : le bâtiment des étuves est étendu, celui des meules doublé, et une halle de séchage construite en 1863. Après 1896, le site est divisé en lots et réaménagé autour d’une cour privative. La production pivote vers l’ocre en 1920, avec des meules et des blutoirs installés dans les anciennes étuves. Cette activité cesse en 1935, marquant la fin de son usage industriel.
Classé monument historique en 2016, le site conserve des éléments remarquables : le bâtiment des étuves avec sa galerie de circulation, le bief maçonné, le bâtiment des meules et la halle. Ces vestiges illustrent l’évolution des techniques industrielles en Provence, de la garance à l’ocre, et leur adaptation aux besoins économiques locaux.