Occupation par la Légion étrangère 1970 (≈ 1970)
Restaurations sommaires entreprises.
2012
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2012 (≈ 2012)
Première protection officielle du site.
2015
Classement définitif
Classement définitif 2015 (≈ 2015)
Substitution à l’inscription de 2012.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La résidence en totalité, avec les deux longères, les trois canons, les six réverbères et le sol (cad. AB 83, 145 à 147) : inscription par arrêté du 5 novembre 2012. Classement au titre des Monuments historiques le 25 mars 2015. L'arrêté 2015 se substitue à l'arrêté d'inscription de 2012.
Personnages clés
Sultan Andriantsoly - Souverain local
Propriétaire du palais détruit en 1845.
Ateliers Moisant - Constructeur métallique
Entreprise ayant fourni le kit du bâtiment.
Origine et histoire
L’ancienne résidence des Gouverneurs, située sur le rocher de Dzaoudzi à Mayotte, fut édifiée à l’emplacement de l’ancien palais du sultan Andriantsoly, détruit en 1845. Une première maison-modèle y est construite la même année, puis remplacée entre 1891 et 1892 par un bâtiment en kit métallique importé de métropole, réalisé par les ateliers Moisant, concurrents d’Eiffel. Ce bâtiment rectangulaire à trois niveaux, entouré de galeries, servit d’abord aux administrations coloniales sous l’autorité des gouverneurs de La Réunion ou de Madagascar.
En 1953, un cyclone endommage gravement la structure, qui est abandonnée jusqu’en 1970, date à laquelle la Légion étrangère l’occupe et effectue des restaurations sommaires. En 1998, l’édifice, envahi par la végétation, s’effondre partiellement. Une rénovation à l’identique entre 2001 et 2004 lui redonne son aspect d’origine. La résidence, accompagnée de deux longères (1851 et 1857), trois canons (dont un de 1813) et six réverbères, est d’abord inscrite aux Monuments historiques en 2012, puis classée en 2015.
Aujourd’hui propriété de l’État et du département, la résidence pourrait devenir le cœur du futur Musée de Mayotte (MuMA), dédié au patrimoine naturel et culturel mahorais. En 2023, elle est sélectionnée comme site emblématique du Loto du patrimoine. Son architecture métallique, rare dans la région, et son histoire coloniale en font un symbole majeur de l’héritage de Mayotte.
Le site comprend également des éléments remarquables comme les canons, témoins des défenses historiques de l’île, et les réverbères, illustrant l’urbanisme colonial. Les traces de polychromie ancienne sur les portes rappellent le faste passé de ce lieu, marqué par les transformations politiques et administratives de Mayotte, de la période sultanienne à l’ère départementale.
Classée pour sa valeur patrimoniale, la résidence incarne les échanges entre la métropole et les territoires ultramarins, via son assemblage métallique préfabriqué, technique innovante pour l’époque. Son escalier à double volée en fer à cheval et ses galeries périptères en font un exemple architectural unique dans l’océan Indien.
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