Destruction partielle du quartier 1912-1913 (≈ 1913)
Quartier insalubre partiellement détruit par décision municipale.
1919
Construction du pavillon
Construction du pavillon 1919 (≈ 1919)
Bâti comme pavillon frigorifique par Roger Gonthier.
1921
Cession à la commune
Cession à la commune 1921 (≈ 1921)
Devenu marché couvert deux ans après construction.
1942
Transformation en gare routière
Transformation en gare routière 1942 (≈ 1942)
Fonction conservée plus de 30 ans.
15 janvier 1975
Classement monument historique
Classement monument historique 15 janvier 1975 (≈ 1975)
Inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
1978
Restauration et nouvelle vocation
Restauration et nouvelle vocation 1978 (≈ 1978)
Devenu salle d'exposition après travaux.
2023
Travaux de restauration
Travaux de restauration 2023 (≈ 2023)
Réparation des dégradations du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Roger Gonthier - Architecte
Concepteur du pavillon et de la Gare des Bénédictins.
Pierre Parot - Dessinateur
Auteur des décors intérieurs, souvent mal attribués.
Francis Chigot - Verrier
Collaborateur de Pierre Parot, fils de Léonard Chigot.
Origine et histoire
Le pavillon du Verdurier est un monument emblématique du centre-ville de Limoges, construit en 1919 par l'architecte Roger Gonthier, connu pour la Gare des Bénédictins. Initialement conçu comme pavillon frigorifique pour stocker de la viande argentine durant la pénurie de la Première Guerre mondiale, il adopte un plan octogonal et est orné de mosaïques et de grès cérame par la maison Gentil & Bourdet. Ses décors intérieurs, souvent attribués à tort au peintre Léonard Chigot, sont en réalité l'œuvre du dessinateur Pierre Parot, collaborateur du verrier Francis Chigot, fils de Léonard.
Acquis par la commune en 1921, le pavillon devient successivement un marché couvert, puis une gare routière à partir de 1942, une fonction qu'il conserve pendant plus de 30 ans. Classé monument historique en 1975, il est restauré en 1978 pour devenir un lieu d'exposition, rôle qu'il occupe encore aujourd'hui. En 2023, des travaux de restauration sont entrepris pour remédier à la dégradation de certaines parties du bâtiment, notamment des filets de protection endommagés.
Le quartier du Verdurier, autrefois considéré comme insalubre, est partiellement détruit entre 1912 et 1913 avant d'être reconstruit jusqu'aux années 1930. Le pavillon, situé près du lycée Gay-Lussac, illustre l'évolution urbaine et architecturale de Limoges au XXe siècle, mêlant utilité publique et patrimoine Art déco. Son histoire reflète les adaptations successives d'un édifice à vocation initiale commerciale, marqué par les besoins changeants de la ville.
Les décorations intérieures, souvent mal attribuées, soulignent l'importance des artisans locaux comme Pierre Parot et Francis Chigot dans l'embellissement du monument. Le bâtiment, desservi par les lignes de trolleybus 4 et 2, reste un symbole de la modernisation de Limoges et de son patrimoine architectural préservé.