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Fabrique de chaux à Laroque dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine industriel Fours à chaux

Fabrique de chaux à Laroque

    Chemin du Four à Chaux
    34190 Laroque
Propriété d'une association
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1838-1859
Construction atelier de chrysalides
1880
Projet d’usine de peignage soie
22 décembre 1884
Avis favorable du conseil d’hygiène
1884-1920
Construction fours à chaux par E. Brouilhiet
2 mars 1981
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fabrique de chaux (ancienne), y compris les fours (cad. C 132, 455) : inscription par arrêté du 2 mars 1981

Personnages clés

E. Brouilhiet - Ingénieur civil Conçoit trois fours à chaux entre 1884 et 1920.

Origine et histoire

La fabrique de chaux de Laroque, située dans le village éponyme en Occitanie, trouve ses origines au XIXe siècle. Initialement, entre 1838 et 1859, le site abritait un atelier dédié au traitement des chrysalides, probablement lié à l’élevage du ver à soie, activité économique majeure de la région. Les cocons, achetés aux habitants locaux, y étaient transformés, reflétant l’importance de la sériciculture dans le Languedoc de l’époque.

En 1880, une reconversion partielle du site est envisagée avec l’installation projetée d’une usine de peignage et dégraissage des déchets de soie, marquant une diversification des activités industrielles. Cependant, c’est entre 1884 et 1920 que le site prend son essor définitif sous l’impulsion de l’ingénieur civil E. Brouilhiet. Ce dernier y construit trois fours à chaux et obtient l’autorisation d’utiliser l’ancienne filature et des moulins à ciment pour la fabrication de chaux et de ciment, scellant ainsi la vocation industrielle du lieu.

Le 22 décembre 1884, le conseil central d’hygiène émet un avis favorable à la création de l’usine « Larocque », officialisant son activité. Parallèlement, des fours à chaux voient le jour aux alentours, illustrant l’expansion de cette industrie dans la vallée de l’Hérault. La fabrique, dont les infrastructures incluent un moulin à ciment en bordure du fleuve, devient un acteur clé de la production locale, avant d’être classée Monument Historique par arrêté du 2 mars 1981.

Aujourd’hui, le site, propriété d’une association, conserve les traces de cette double histoire : celle, éphémère, de la soie, et celle, durable, de la chaux et du ciment, deux matériaux ayant marqué le développement économique de la région.

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