Frise chronologique
1838-1859
Construction atelier de chrysalides
Construction atelier de chrysalides
1838-1859 (≈ 1849)
Traitement des cocons de vers à soie achetés localement.
1880
Projet d’usine de peignage soie
Projet d’usine de peignage soie
1880 (≈ 1880)
Transformation envisagée des déchets de soie.
22 décembre 1884
Avis favorable du conseil d’hygiène
Avis favorable du conseil d’hygiène
22 décembre 1884 (≈ 1884)
Création officielle de l’usine « Larocque ».
1884-1920
Construction fours à chaux par E. Brouilhiet
Construction fours à chaux par E. Brouilhiet
1884-1920 (≈ 1902)
Développement de la production de chaux et ciment.
2 mars 1981
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2 mars 1981 (≈ 1981)
Protection des fours et bâtiments associés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fabrique de chaux (ancienne), y compris les fours (cad. C 132, 455) : inscription par arrêté du 2 mars 1981
Personnages clés
| E. Brouilhiet - Ingénieur civil |
Conçoit trois fours à chaux entre 1884 et 1920. |
Origine et histoire
La fabrique de chaux de Laroque, située dans le village éponyme en Occitanie, trouve ses origines au XIXe siècle. Initialement, entre 1838 et 1859, le site abritait un atelier dédié au traitement des chrysalides, probablement lié à l’élevage du ver à soie, activité économique majeure de la région. Les cocons, achetés aux habitants locaux, y étaient transformés, reflétant l’importance de la sériciculture dans le Languedoc de l’époque.
En 1880, une reconversion partielle du site est envisagée avec l’installation projetée d’une usine de peignage et dégraissage des déchets de soie, marquant une diversification des activités industrielles. Cependant, c’est entre 1884 et 1920 que le site prend son essor définitif sous l’impulsion de l’ingénieur civil E. Brouilhiet. Ce dernier y construit trois fours à chaux et obtient l’autorisation d’utiliser l’ancienne filature et des moulins à ciment pour la fabrication de chaux et de ciment, scellant ainsi la vocation industrielle du lieu.
Le 22 décembre 1884, le conseil central d’hygiène émet un avis favorable à la création de l’usine « Larocque », officialisant son activité. Parallèlement, des fours à chaux voient le jour aux alentours, illustrant l’expansion de cette industrie dans la vallée de l’Hérault. La fabrique, dont les infrastructures incluent un moulin à ciment en bordure du fleuve, devient un acteur clé de la production locale, avant d’être classée Monument Historique par arrêté du 2 mars 1981.
Aujourd’hui, le site, propriété d’une association, conserve les traces de cette double histoire : celle, éphémère, de la soie, et celle, durable, de la chaux et du ciment, deux matériaux ayant marqué le développement économique de la région.