Frise chronologique
1860
Fondation de la fabrique
Fondation de la fabrique
1860 (≈ 1860)
Création par Auguste Claverie au 234 rue du Faubourg-Saint-Martin.
1904
Décoration des vitraux
Décoration des vitraux
1904 (≈ 1904)
Devantures et intérieurs enrichis de vitraux.
29 juin 2011
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
29 juin 2011 (≈ 2011)
Protection de la façade, escalier et décors.
printemps 2016
Restauration des façades
Restauration des façades
printemps 2016 (≈ 2016)
Travaux sur vitraux et éléments extérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'immeuble : la porte cochère et son fronton ainsi que l'escalier et sa cage desservant l'immeuble, dit bâtiment A, sur la rue du Faubourg-Saint-Martin ; la façade et l'intérieur des deux boutiques du rez-de-chaussée avec leur décor porté et leurs vitraux situés dans ledit immeuble (cad. BX 2, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 29 juin 2011
Personnages clés
| Auguste Claverie - Fondateur et corsetier |
Créateur de la fabrique et du corset *Le Rêve*. |
| Joséphine Baker - Clientèle prestigieuse |
Artiste ayant fréquenté la boutique. |
| Mistinguett - Clientèle prestigieuse |
Icône parisienne des années 1920-30. |
| Arletty - Clientèle prestigieuse |
Actrice et figure du Paris d’avant-guerre. |
Origine et histoire
La fabrique de corsets Auguste Claverie, située au 234 rue du Faubourg-Saint-Martin à Paris 10e, fut fondée en 1860 par Auguste Claverie. Ce bâtiment, de style éclectique typique du Second Empire, a miraculeusement échappé aux transformations haussmanniennes et aux destructions de la Commune. Son intérieur, presque intact depuis sa création, comprend des vitraux, un escalier monumental en acajou, des comptoirs en bois précieux et des lustres en bronze doré. La boutique, classée Monument Historique en 2011, attira une clientèle prestigieuse, dont Joséphine Baker, Mistinguett et Arletty, et se développa avec des succursales à Bordeaux, Bruxelles, Nantes et en Afrique du Nord.
La renommée de Claverie reposait sur des innovations comme le corset Le Rêve, alliant élasticité et solidité grâce à une ceinture en batiste. En 1904, les devantures et intérieurs furent enrichis de vitraux, conservés jusqu’à aujourd’hui. La façade et les décors intérieurs, restaurés en 2016, servent encore de cadre à une boutique de lingerie (Mademoiselle Claverie) et ont inspiré des œuvres cinématographiques comme Le Viager (1972). Derrière la porte cochère classée, une cour végétalisée contraste avec l’opulence des salons d’application, où le mobilier d’origine subsiste.
Le classement de 2011 protège spécifiquement la porte cochère, l’escalier, la façade et les deux boutiques du rez-de-chaussée, avec leurs vitraux et décors portés. Ce lieu, à la fois atelier et vitrine du luxe parisien, illustre l’âge d’or de la corseterie française, entre artisanat d’excellence et rayonnement international. Son authenticité en fait un témoignage rare de l’architecture commerciale du XIXe siècle, aujourd’hui encore en activité sous une forme adaptée.