Vente à Esbérard 1859 (≈ 1859)
Ferdinand Esbérard acquiert la fabrique de la famille Moulin.
1898
Fermeture de la faïencerie
Fermeture de la faïencerie 1898 (≈ 1898)
Arrêt de la production de faïence sur le site.
Troisième quart du XIXe siècle
Construction du four
Construction du four Troisième quart du XIXe siècle (≈ 1962)
Édification du four cylindrique, élément remarquable du site.
1988
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1988 (≈ 1988)
La ville d'Apt devient propriétaire du bâtiment.
18 novembre 1989
Inscription monument historique
Inscription monument historique 18 novembre 1989 (≈ 1989)
Le site est inscrit au titre des monuments historiques.
30 janvier 1992
Classement monument historique
Classement monument historique 30 janvier 1992 (≈ 1992)
Le site est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Faiencerie, sauf four classé (cad. AN 244, 245) : inscription par arrêté du 18 novembre 1989 - Four (cad. AN 244) : classement par arrêté du 30 janvier 1992
Personnages clés
Ferdinand Esbérard
Propriétaire de la faïencerie à partir de 1859.
Joseph Martin
Ancien propriétaire ayant vendu la faïencerie à Ferdinand Esbérard.
Origine et histoire
La faïencerie Esbérard, située à Apt (Vaucluse), est un atelier artisanal dédié à la fabrication de la faïence du pays d'Apt. Son four, daté du troisième quart du XIXe siècle, constitue l'élément remarquable du site. Le terrain appartenait d'abord à la famille Moulin, descendante des faïenciers de Castellet ; en 1859 la fabrique est vendue à Ferdinand Esbérard par Joseph Martin et fonctionne jusqu'en 1898. La ville d'Apt acquiert le bâtiment en 1988 ; il est inscrit au titre des monuments historiques le 18 novembre 1989 puis classé le 30 janvier 1992. Il représente le dernier vestige des nombreuses fabriques de faïence qui occupaient autrefois le quartier Saint-Lazare, à l'ouest de la ville. Le four Esbérard est de forme cylindrique, haut de 9,5 m pour un diamètre de 5,1 m ; il comprend trois niveaux et était alimenté par six foyers. Des conduits aménagés entre les niveaux permettaient le transfert de la chaleur et son évacuation par une cheminée placée au-dessus de la voûte supérieure. Ce dispositif autorisait la production d'émail au premier niveau et la cuisson de céramique au second. Un projet de musée de l'industrie faïencière a été envisagé pour valoriser ce patrimoine industriel.