Frise chronologique
1857
Fondation de la manufacture
Fondation de la manufacture
1857 (≈ 1857)
Reprise par la famille Loebnitz.
1878
Médaille d’or à l’Exposition universelle
Médaille d’or à l’Exposition universelle
1878 (≈ 1878)
Reconnaissance internationale de la faïencerie.
1884
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel
1884 (≈ 1884)
Œuvre de l’architecte Paul Sédille.
1935
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1935 (≈ 1935)
Fin de l’activité industrielle.
2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2002 (≈ 2002)
Protection des façades et charpente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des façades et toitures, y compris la charpente métallique, de l'atelier de l'ancienne faïencerie, sis entre rue et cour (cad. AB 54) : inscription par arrêté du 27 mai 2002
Personnages clés
| Jules Paul Loebnitz - Industriel et céramiste |
Fondateur et dirigeant de la manufacture. |
| Paul Sédille - Architecte |
Concepteur du bâtiment en 1884. |
| Émile Lévy - Artiste céramiste |
Auteur des panneaux décoratifs. |
| Lazar Meyer - Élève d’Émile Lévy |
Collaborateur aux panneaux céramiques. |
Origine et histoire
La faïencerie Loebnitz fut fondée en 1857 par la famille Loebnitz, qui reprenait une manufacture de faïence existante. Après un succès notable, couronné par une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1878, l’entreprise déclina et ferma définitivement en 1935. L’édifice actuel, construit en 1884 par l’architecte Paul Sédille, abrite encore dans ses sous-sols les vestiges des fours d’origine.
Le bâtiment, situé au 4 rue de la Pierre-Levée, allie ateliers et logements pour les ouvriers. Sa façade est ornée de trois panneaux en céramique, œuvres d’Émile Lévy et Lazar Meyer, initialement conçus pour le pavillon des Beaux-arts de l’Exposition universelle de 1878. Un quatrième panneau, ajouté par Loebnitz, symbolise les arts du feu et servait d’enseigne. Ces éléments, ainsi que la charpente métallique, sont protégés depuis 2002 au titre des monuments historiques.
Paul Sédille, architecte réputé pour avoir conçu les Magasins du Printemps, a imaginé ce lieu comme un ensemble fonctionnel mêlant production et vie quotidienne. Les fours conservés dans les sous-sols et la structure d’origine témoignent de l’activité industrielle passée. L’inscription aux monuments historiques couvre les façades, toitures et la charpente métallique, préservant ainsi un patrimoine technique et artistique rare à Paris.
La localisation au nord-ouest du 11e arrondissement, près de la rue de la Pierre-Levée, reflète l’urbanisation industrielle de la capitale au XIXe siècle. Aujourd’hui, le site incarne à la fois l’héritage artisanal parisien et les mutations du quartier, entre mémoire ouvrière et modernité architecturale.